|
|
![]()
Le programme de l'ECJS en Lycée professionnel
L'ECJS en lycée professionnel : fiches thématiques
Contributions à propos de l'ECJS en lycée professionnel
La démarche en ECJS
Bulletin
Officiel du ministère de
l'Education
Nationale et
du
ministère de la Recherche
HS
N°2 du 30 août
PROGRAMME D'ENSEIGNEMENT DE L'ÉDUCATION CIVIQUE, JURIDIQUE ET SOCIALE DANS LES CLASSES PRÉPARANT AUX BEP ET DANS LES CLASSES PRÉPARANT À CERTAINS BACCALAURÉATS PROFESSIONNELS
A. du 20-7-2001. JO du 4-8-2001
NOR : MENE0101653A
RLR : 543-0b ; 543-1b
MEN - DESCO A4
--------------------------------------------------------------------------------
Vu code de l'éducation,
not. art. L. 311-1 à L. 311-3 et L. 311-5 ; D. n° 90-179 du
23-2-1990 ; A. du 25-2- 2000 ; A. du 25-2-2000 ; A. du 25-2-2000 ; A. du
25-2-2000 ; A. du 25-2-2000 ; avis du CNP du 26-6-2001 ; avis du CSE des
5 et 6-7- 2001
--------------------------------------------------------------------------------
Article 1 - Le programme de l'enseignement
de l'éducation civique, juridique et sociale dans les classes préparant
aux brevets d'études professionnelles et dans les classes préparant
aux baccalauréats professionnels des secteurs des services, de la
production, de la restauration et de l'alimentation est déterminé
par les dispositions annexées au présent arrêté.
Article 2 - Le directeur de l'enseignement
scolaire est chargé de l'exécution du présent arrêté
qui sera publié au Journal officiel de la République française.
Fait à Paris, le 20 juillet
2001
Pour le ministre de l'éducation
nationale
et par délégation,
Le directeur de l'enseignement
scolaire
Jean-Paul de GAUDEMAR
PROGRAMME D'ENSEIGNEMENT DE L'ÉDUCATION CIVIQUE, JURIDIQUE ET SOCIALE DANS LES CLASSES PRÉPARANT AUX BREVETS D'ÉTUDES PROFESSIONNELLES ET DANS LES CLASSES PRÉPARANT AUX BACCALAURÉATS PROFESSIONNELS DES SECTEURS DES SERVICES, DE LA PRODUCTION, DE LA RESTAURATION ET DE L'ALIMENTATION
I - PRINCIPES GÉNÉRAUX
Au sein du dispositif de rénovation
des lycées, la création d'un enseignement d'éducation
civique, juridique et sociale (ECJS) dans toutes les classes des lycées
d'enseignement général et technologique ainsi que des lycées
professionnels constitue un des principaux éléments de la
réforme engagée. Le nombre d'heures qui lui est globalement
accordé étant modeste, c'est dans ses objectifs et par ses
méthodes que cette innovation doit être significative.
Les contenus de l'ECJS sont les
mêmes pour toutes les séries et pour tous les lycées.
Le présent programme a pour but d'en adapter l'application dans
les lycées professionnels. Tous les élèves ont suivi
jusqu'en classe de troisième un enseignement d'éducation
civique et doivent pouvoir poursuivre cet apprentissage quelles que soient
leurs filières d'enseignement postérieures.
Tant par le public qu'ils accueillent
que par le patrimoine pédagogique de leurs personnels, les lycées
professionnels sont particulièrement aptes à mettre en œuvre
ce nouvel enseignement, tant dans son contenu que dans les méthodes
pédagogiques mobilisées.
D'abord, l'enseignement professionnel
a toujours souligné sa double mission de préparer les jeunes
qui lui sont confiés à l'exercice d'un métier et en
même temps à l'exercice de leur citoyenneté.
Ensuite, les élèves
de lycée professionnel, qui atteignent leur majorité civile
et politique au lycée, possèdent souvent une expérience
et une sensibilité sociales plus riches, sans oublier les effets
d'une liaison plus étroite avec le monde du travail, notamment à
travers les périodes de formation en entreprise. Par ailleurs, lors
des différentes consultations, les élèves de lycée
professionnel ont exprimé le besoin de débattre en classe
de grandes questions de société.
Enfin, les professeurs de lycée
professionnel pratiquent une pédagogie active et inductive, favorisent
l'expression orale de leurs élèves et sont habitués
au travail interdisciplinaire ; ils sont ainsi particulièrement
bien préparés à mettre en œuvre l'ECJS.
I.1 L'éducation à la citoyenneté
L'éducation à la
citoyenneté est une composante majeure du système éducatif
et joue un rôle essentiel dans la constitution du lien civique qui
fonde la République.
Elle s'appuie sur l'idée
que l'on ne naît pas citoyen mais qu'on le devient, qu'il ne s'agit
pas d'un "état" mais d'une conquête permanente ; le citoyen
se définit à la fois par la détention de droits fondamentaux,
tant civils que politiques et sociaux, mais aussi par sa capacité
avec tous les autres citoyens à exercer sa souveraineté.
L'objectif de l'éducation à la citoyenneté est de
favoriser la formation d'un citoyen responsable, autonome, capable d'exercer
une pensée critique dans la vie de la cité, qu'elle soit
sociale ou professionnelle. Elle permet de montrer la dimension sociale,
éthique et politique de certains savoirs enseignés au lycée.
Ces finalités supposent chez les élèves la formation
d'une opinion raisonnée, l'aptitude à l'exprimer, l'acceptation
du débat public.
L'éducation à la
citoyenneté dans le système éducatif passe d'ores
et déjà par différentes instances dont les finalités
se complètent. Rappelons d'abord qu'elle s'appuie sur les disciplines
existantes, générales et professionnelles, qui concourent
toutes à la construction d'un citoyen majeur, éclairé
par des savoirs et instruit par des techniques. Elle s'insère aussi
dans les nombreux dispositifs citoyens organisés dans les établissements
qu'il s'agisse des dispositifs nationaux comme les Comités d'éducation
à la santé et à la citoyenneté ou des Conseils
de la vie lycéenne et autres modalités favorisant l'expression
et la représentation des lycéens, ou qu'il s'agisse des nombreuses
initiatives citoyennes locales. Dans cette éducation à la
citoyenneté, l'ECJS constitue un enseignement spécifique
permettant une réflexion sur la constitution du lien civique et
les questions collectives et politiques qui traversent notre société.
Ce processus contribue, à
terme, à l'épanouissement d'un citoyen adulte, libre, autonome,
exerçant sa raison critique dans une cité à laquelle
il participe activement. Nous aidons ainsi à ce que se constitue
une véritable morale civique qui contient d'abord une dimension
civile fondée sur le respect de l'autre permettant le "savoir-vivre
ensemble" indispensable à toute vie sociale, mais qui suppose une
nécessaire dimension citoyenne faite d'intérêt pour
les questions collectives et de dévouement pour la chose publique.
Largement ouverte sur la vie sociale et professionnelle, l'ECJS ne doit
pourtant ni prétendre se substituer, ni accepter d'être considérée
comme substituable à la formation qui résulte de pratiques
citoyennes, au lycée et hors du lycée.
L'ECJS est un enseignement inscrit
à l'emploi du temps des élèves et sous la responsabilité
des professeurs : il doit permettre aux élèves de mobiliser
des savoirs, acquis par ailleurs dans les différentes disciplines,
pour traiter de grandes questions civiques, juridiques et sociales.
L'ECJS n'est donc pas, parmi
d'autres enseignements, une "discipline" nouvelle. À quelques exceptions
près, notamment le droit qui n'est pas enseigné dans les
filières industrielles, l'ECJS n'a pas à ajouter de savoirs
aux connaissances acquises dans les principales disciplines enseignées.
Elle peut se fonder sur les acquis du collège en matière
d'éducation civique, dont les programmes préparent à
cette nouvelle approche. Il s'agit donc d'organiser le croisement et le
dialogue de ces savoirs autour du "concept intégrateur"de citoyenneté.
Toutes les disciplines enseignées
en lycée professionnel peuvent être largement sollicitées,
et plus particulièrement le français, l'histoire et la géographie,
la vie sociale et professionnelle, l'économie et le droit.
I.2 Le débat argumenté et l'importance de l'oral en ECJS
Mobilisant un ensemble de connaissances
disponibles, l'ECJS doit satisfaire la demande, exprimée par les
lycéens lors de toutes les consultations, de pouvoir s'exprimer
et débattre à propos de questions de société.
Le "débat argumenté" apparaît donc comme le support
pédagogique naturel de ce projet, même s'il ne faut pas bien
entendu s'interdire de recourir à d'autres modalités pédagogiques.
Le débat argumenté
permet la mobilisation, et donc l'appropriation, de connaissances à
tirer de différents domaines disciplinaires : français, histoire-géographie,
économie et droit, vie sociale et professionnelle notamment, mais
non exclusivement. Il fait apparaître l'exigence et donc la pratique
de l'argumentation. Il doit mettre en évidence toute la différence
entre arguments et préjugés, le fondement rationnel des arguments
devant faire ressortir la fragilité des préjugés.
Il doit donc reposer sur des arguments construits, et ne jamais être
improvisé mais soigneusement élaboré. Cela implique
que le débat soit préparé par une recherche documentaire
et argumentaire, personnelle et collective, des élèves, conseillés
par leurs professeurs. Cette préparation induit recherche, rédaction,
exposés ou prises de parole contradictoires de la part d'élèves
mis en situation de responsabilité et, ensuite, rédaction
de comptes rendus ou de relevés de conclusions. Le débat
repose sur le respect d'autrui. Il est une occasion d'apprendre à
écouter et discuter les arguments de "l'autre" et à le "reconnaître"
dans son identité. La possibilité pour les élèves,
en liaison bien sûr avec leur professeur, d'organiser eux-mêmes
la tenue du débat (présidence, modération, secrétariat,
distribution équitable de la parole...) est à encourager.
Il ne s'agit pas d'ériger la pratique pédagogique du débat
en panacée et en méthode exclusive : l'essentiel est de rechercher
une expression orale raisonnée et maîtrisée des élèves.
Le dossier documentaire sur lequel
se fonde l'étude d'un thème d'ECJS est un témoin de
la progression pédagogique. Il peut prendre des formes variables
: présentation de textes fondateurs ou de textes de loi, sélection
d'articles de presse, collecte de témoignages, recherche ou élaboration
de documents photographiques, sonores ou vidéo. C'est ici que l'ECJS
peut utiliser les Technologies de l'information et de la communication
éducative (TICE), avec Internet, les combinaisons multimédia
et plus généralement toutes les modalités interactives
de la recherche documentaire actuelle. Ce travail documentaire implique
la présence du professeur documentaliste dans l'équipe pédagogique,
non pas comme un simple prestataire de service recevant les classes au
Centre de documentation et d'information mais comme un véritable
collaborateur assistant les professeurs dans la conduite de la recherche
documentaire de leurs élèves.
Enfin, tout débat argumenté
doit déboucher sur une synthèse ou une reprise en classe
sous la conduite du professeur, pour que la classe évalue collectivement
autant les acquis principaux du débat mené que les manques
ou défauts qui ont pu apparaître et qui nécessiteraient
précisions ou compléments.
Par ailleurs, le lien avec l'autre
innovation que constituent les Projets pluridisciplinaires à caractère
professionnel (PPCP) peut être recherché et approfondi.
I.3 Utiliser et traiter l'actualité en classe
L'actualité locale, nationale
et internationale fournit de nombreux matériaux qui permettent aux
enseignants de construire une séquence sur un sujet civique, politique,
juridique ou social, s'insérant pleinement dans le programme.
Le choix d'un événement
ou d'une combinaison d'événements dans l'actualité
doit répondre à deux soucis : d'une part être susceptible
d'intéresser les élèves, d'autre part éclairer
une des dimensions de la citoyenneté. Dans le choix des priorités,
il ne faut donc pas nécessairement obéir à l'agenda
des médias mais saisir dans les événements ceux qui
peuvent correspondre à ces objectifs.
L'étude de l'actualité
en classe implique notamment les principales démarches suivantes
:
- diversifier les sources pour
attester la réalité des faits ;
- replacer l'événement
dans son contexte et dans la chaîne historique ;
- repérer et analyser
les interprétations divergentes et contradictoires ;
- relier l'événement
aux enjeux civiques contenus dans le programme.
I.4 Les modalités de mise en œuvre
Les modalités matérielles
de mise en œuvre de l'ECJS doivent donc être au service des ambitions
de cet enseignement novateur. Cet enseignement, qui fait partie de la grille
hebdomadaire de l'emploi du temps, doit se réaliser avec la plus
grande souplesse, par des regroupements horaires permettant aux élèves
de préparer et de mener de véritables échanges documentés
et argumentés.
Cet enseignement n'est pas attribué
à une discipline particulière, tant la dimension d'éducation
civique est partie prenante de la mission de tout enseignant. Si l'attribution
de cet enseignement aux professeurs de lettres-histoire-géographie,
d'économie et droit, de vie sociale et professionnelle semble naturellement
souhaitable, des professeurs volontaires de toutes disciplines d'enseignement
général ou professionnel peuvent tout à fait l'assurer.
De très nombreux professeurs, par leur savoir, leur culture, leur
implication dans la vie du lycée, ont vocation à y contribuer.
La participation d'intervenants extérieurs, témoins dans
un champ social étudié, est évidemment souhaitable,
comme une source d'information fiable pour les élèves et
non pas comme substitut au débat entre les élèves.
Les responsables des établissements doivent favoriser ces pratiques
; cela implique que, cet enseignement devant être organisé
dans toutes les classes et filières de leurs lycées, ils
encouragent et si possible organisent coordination, échanges d'expériences,
mise en commun de séquences pédagogiques. La réussite
d'un tel enseignement suppose qu'il soit conduit par une véritable
équipe pédagogique.
I.5 L'évaluation
Les programmes ne sauraient être
présentés exclusivement sous forme de listes de contenus.
Ils mettent l'accent sur des objectifs notionnels et méthodologiques.
L'évaluation doit tenir compte du fait que l'ECJS n'est pas censée
apporter de savoirs fondamentalement nouveaux par rapport à ceux
acquis dans les autres enseignements et qu'une pédagogie particulière
y est mise en œuvre. L'évaluation en classe découle de cette
démarche : la pédagogie fait appel à la mobilisation
de l'élève dans des activités diverses écrites
et orales de recherche et d'exposition, qui peuvent toutes être prises
en compte. Le professeur évalue les productions des élèves
sous leurs différentes formes : constitution de dossiers, contenu
des interventions dans les débats, textes écrits, etc. Il
peut fonder son appréciation sur les critères suivants :
- recherche et analyse de l'information
;
- qualité des productions
(écrites, orales, audiovisuelles...) ;
- aptitude à argumenter
dans un débat ;
- mobilisation des connaissances.
L'évaluation de l'ECJS
doit donc refléter les particularités de cet enseignement.
Elle peut figurer sous la forme d'une appréciation ou d'une note
sur les bulletins scolaires.
II - LE PROGRAMME POUR LES DEUX CYCLES : BEP ET BACCALAURÉAT PROFESSIONNEL
Le programme des séries
générales sert de base à la mise en œuvre de l'ECJS
en lycée professionnel. Structurée sur les trois années
des lycées d'enseignement général, son architecture
doit être adaptée aux deux cycles de deux ans des lycées
professionnels.
L'architecture d'ensemble du
programme consiste à redécouvrir, par l'analyse, la notion
de citoyenneté, à en étudier les principes, modalités
et pratiques, et à la confronter aux réalités du monde
contemporain. Il est naturel que l'accent soit mis sur des aspects différents
de cette problématique dans chacune des classes.
II.1 Programme du cycle préparatoire au BEP :
"De la vie en société aux pratiques politiques de la citoyenneté"
A - Objectif général
Les élèves ont suivi
au collège un enseignement conséquent d'éducation
civique. L'objectif du cycle préparatoire au BEP est de faire redécouvrir
l'importance et les enjeux de la citoyenneté en partant de grandes
questions sociales.
Il s'agit de partir de questions
publiques intéressant les élèves, partir de la vie
sociale pour remonter, par analyse, à la citoyenneté, à
sa source politique et à sa construction dans le temps. Des sujets
d'étude, choisis dans la vie sociale, servent de bases pour faire
découvrir par les élèves une ou plusieurs dimensions
de la citoyenneté à travers les notions qui la constituent.
Cette progression - de la vie
sociale à la citoyenneté - doit aboutir, avant la fin du
cycle, à la mise en évidence de la dimension politique de
la citoyenneté et de son exercice dans la cité. Si, en seconde
professionnelle, les questions dites de société peuvent être
privilégiées, on veillera à ce qu'avant la fin du
cycle soient mis en évidence, d'une part, l'exercice politique de
la citoyenneté et, d'autre part, l'exercice de la citoyenneté
sur les lieux de travail, afin que ces deux dimensions aient été
traitées par tous les élèves, y compris ceux qui sortent
du lycée professionnel après le BEP.
B - Thèmes et notions
Cinq thèmes sont proposés
pour servir d'entrée dans le programme du cycle BEP :
- citoyenneté et civilité
;
- citoyenneté et intégration
;
- citoyenneté et travail
;
- citoyenneté et transformations
des liens familiaux ;
- citoyenneté, représentation
et participation politiques.
On prendra au choix un ou plusieurs
de ces cinq thèmes pour éclairer le sens que prend la citoyenneté
à travers la vie sociale. Cet ordre n'est pas contraignant. Le même
thème peut être utilisé de plusieurs manières.
Au fil du temps, les illustrations choisies pourront s'enrichir de matériaux
fournis par l'actualité ainsi que des pratiques et innovations des
professeurs. Ces cinq thèmes ne constituent donc pas un programme
à traiter de manière exhaustive mais fournissent des moyens
de faire appréhender par les élèves la portée
et la signification de la citoyenneté.
En traitant une ou plusieurs
questions suggérées par ces thèmes d'entrée,
il s'agit de mettre en évidence les neuf notions suivantes qui constituent
le corps du programme :
- citoyenneté ;
- civilité ;
- intégration ;
- nationalité ;
- droit ;
- droits de l'Homme et du citoyen
;
- droits civils, politiques et
sociaux ;
- représentation ;
- État de droit.
La démarche propre à
l'ECJS exige de partir d'une question précise portant sur l'un des
cinq thèmes proposés pour mobiliser, à partir du travail
de recherche et de l'expression des élèves, des notions qui
constituent le programme et saisir les relations qu'elles entretiennent.
Le débat entre les élèves ne peut être maîtrisé
et argumenté que s'il est cadré par une question suffisamment
précise et problématisée, à laquelle les échanges
sont censés répondre. Les thèmes proposés et,
à l'intérieur de ces thèmes, chaque question particulière
renvoient à des degrés divers et de manière différente
aux notions du programme.
Ces neuf notions ne doivent pas
être explorées de manière distincte. Il s'agit, au
contraire, de les articuler diversement en fonction des questions choisies,
en montrant, sur un problème précis et concret, les liens
et les tensions qu'elles entretiennent entre elles. Ces notions sont, au
demeurant, polysémiques. Il ne s'agit pas de procéder à
une étude exhaustive de chacune de ces notions prise en elle-même.
Il convient seulement de montrer que leur maîtrise permet d'analyser
et de comprendre le sens des débats qui se déroulent dans
le champ social et l'espace public des sociétés contemporaines.
C - Orientation principale des
thèmes
• Citoyenneté et civilité
La vie quotidienne dans la cité
fournit des occasions de réflexion sur la nécessaire civilité
des rapports humains en tant que première condition de l'exercice
de la citoyenneté. Civilité et citoyenneté sont deux
notions à clairement distinguer en soulignant premièrement
que la citoyenneté ne saurait se réduire à la simple
civilité car elle implique la participation à une communauté
politique, et deuxièmement que l'une est condition de l'autre et
réciproquement. On peut le montrer à partir de l'étude
de manifestations d'incivilité ou de délinquance, qui fournissent
de nombreux sujets de débats revendiqués par les élèves.
• Citoyenneté et intégration
L'exercice de la citoyenneté
suppose que les individus concernés participent à la vie
sociale. En analysant l'intégration et ses défauts, tant
dans sa dimension sociale que nationale, on contribue à distinguer
et à relier les notions d'intégration et de citoyenneté.
On contribue par-là même à souligner que la citoyenneté
présuppose la prise en compte de l'enracinement social des individus.
De grandes questions concernant par exemple l'exclusion sociale des plus
pauvres ou encore les problèmes liés à l'intégration
des minorités dans la République, fournissent des matériaux
abondants. Précisons que ce thème permettra de répondre
à l'obligation fixée à l'éducation nationale
par la loi du 16 mars 1998 et le décret du 20 août 1998 d'enseigner
les principes fondamentaux qui régissent la nationalité française
et d'informer sur les modes de son acquisition anticipée.
L'intérêt que suscite
chez les lycéens de lycée professionnel la lutte contre les
discriminations, notamment les discriminations à l'embauche ou dans
la recherche de stages ou de périodes de formation en entreprise,
peut ici être particulièrement mobilisé.
• Citoyenneté et travail
Dans des sociétés
où le travail est un des principaux vecteurs de l'intégration
sociale, chômage et pauvreté portent atteinte en même
temps au lien social et au lien civique. Saisir la portée politique
des question liées au travail est un des objectifs poursuivis par
les disciplines enseignées au lycée professionnel qui peut
ici pleinement se déployer en ECJS. Précisons en même
temps que la citoyenneté ne s'arrête pas aux portes de la
vie au travail. Quelles que soient les contraintes de l'organisation du
travail, celui qui travaille est un citoyen et, à ce titre, dispose
de droits civils, politiques et sociaux. Ces droits liés au travail,
et les débats civiques qu'ils suscitent, doivent pouvoir être
abordés par tous les jeunes avant leur insertion professionnelle,
notamment les questions concernant le droit du travail et celles liées
à l'exercice du droit syndical. Cette dimension de la citoyenneté
au travail peut être plus mobilisée en classe terminale préparatoire
au BEP.
• Citoyenneté et transformations
des liens familiaux
Le citoyen dispose de droits
et est soumis à des obligations, y compris dans sa vie privée
et familiale. Les transformations et évolutions de la vie familiale
suscitent parmi les jeunes des interrogations sur les droits et obligations
qui régissent les rapports entre conjoints et entre parents et enfants.
Ces questions intéressent particulièrement les élèves
de lycée professionnel dont l'expérience sociale est souvent
plus vive ; elles peuvent nourrir des débats argumentés qui
permettront de croiser les connaissances acquises en vie sociale et professionnelle,
en droit ou en histoire.
• Citoyenneté, représentation
et participation politiques
L'exercice de la citoyenneté
passe par la mise en place d'une organisation politique démocratique
légitime. La légalité qui fonde l'État de droit
en est le socle. Les Droits de l'Homme et du citoyen en forment les principes
fondamentaux. Il s'agit de montrer que l'exercice de la citoyenneté
passe par l'exercice du pouvoir politique par les citoyens réunis
dans une communauté politique. Un tel exercice suppose, d'une part
la représentation politique - processus par lequel les gouvernants
sont légitimés par l'élection -, et d'autre part la
participation active des citoyens aux différentes formes d'expression
publique. L'étude des actions collectives des citoyens fait donc
partie d'un tel thème. Les différentes formes de représentation
dans le lycée comme dans la cité peuvent être utilisées
pour faire saisir les exigences et les problèmes posés par
la représentation politique. Afin d'éviter un rejet fréquent
du politique, et notamment dans sa dimension institutionnelle comme sujet
d'étude, il convient de partir d'exemples pour faire découvrir
par les élèves les enjeux de l'exercice politique de la citoyenneté.
II.2 Programme du cycle préparatoire au baccalauréat professionnel :
"L'exercice de la citoyenneté face aux grands défis du monde contemporain"
A - Objectif général
La plus grande maturité
des élèves qui entrent en cycle préparatoire au baccalauréat
professionnel peut permettre de poser plus directement la dimension politique
de la citoyenneté. Les élèves ont tous atteint l'âge
de la majorité civile et politique et peuvent mieux se poser les
questions liées à l'exercice de la citoyenneté, qu'il
s'agisse du droit de vote comme des autres droits politiques. Des questions
décisives et contemporaines qui sont posées à notre
démocratie peuvent être plus facilement et plus directement
étudiées et débattues en cycle préparatoire
au baccalauréat professionnel.
Cette étude de l'exercice
de la citoyenneté ne saurait se faire de manière abstraite
et désincarnée. Outre l'usage des illustrations les plus
appropriées à les faire comprendre, cela suppose de montrer,
en liaison avec les disciplines, les défis que posent à l'exercice
de la citoyenneté les grandes évolutions contemporaines.
Il ne faudra pas non plus négliger que des élèves
en classe terminale préparatoire au baccalauréat professionnel
se posent de manière très précise la question de leur
prochaine entrée dans le monde du travail, dont ils cherchent à
appréhender les grandes évolutions.
B - Thèmes et notions
Comme pour le cycle préparatoire
au BEP, les thèmes d'entrée ne constituent pas le programme
mais des occasions de formuler des questions précises permettant
de donner sens aux notions qui constituent le corps du programme.
Ces thèmes sont :
- l'exercice de la citoyenneté,
République, démocratie et particularismes ;
- l'exercice de la citoyenneté
et les devoirs du citoyen ;
- l'exercice de la citoyenneté
et les exigences renouvelées d'égalité et de justice
;
- l'exercice de la citoyenneté
et les évolutions des sciences et des techniques ;
- l'exercice de la citoyenneté,
la construction de l'Union européenne et les formes de mondialisation.
On prendra au choix des questions
précises au sein d'un ou plusieurs de ces cinq thèmes pour
éclairer le sens que prend la citoyenneté à l'épreuve
des grandes transformations du monde contemporain. Cet ordre n'est pas
contraignant. Le même thème peut être utilisé
de plusieurs manières. Au fil du temps, les illustrations choisies
pourront s'enrichir de matériaux fournis par l'actualité
ainsi que des pratiques et innovations des professeurs.
Ces cinq thèmes fournissent
le moyen de faire appréhender par les élèves la portée
et la signification des neuf notions suivantes qui constituent le corps
du programme :
- République ;
- démocratie ;
- légitimité ;
- liberté ;
- égalité ;
- justice ;
- sécurité ;
- intérêt général
;
- éthique.
La présentation séparée
de ces neuf notions ne doit pas conduire à les explorer de manière
distincte mais doit permettre, au contraire, de les articuler diversement
en fonction des questions choisies, en montrant, sur un problème
précis et concret, les liens et les tensions qu'elles entretiennent
entre elles. Ces notions sont par ailleurs polysémiques. Il ne s'agit
pas de procéder à une étude exhaustive de chacune
de ces notions prise en elle-même. Il convient seulement de monter
que leur maîtrise permet d'analyser et de comprendre le sens des
débats qui se dérouleront dans le champ social et l'espace
public des sociétés contemporaines.
C - Orientation principale des thèmes
• L'exercice de la citoyenneté,
République, démocratie et particularismes
Toute société politique
est diverse. Elle réunit, par définition, des populations
dont les origines historiques, les convictions religieuses et les conditions
sociales sont différentes. La République aujourd'hui reconnaît
ces particularismes et organise leur gestion. La citoyenneté n'implique
pas que les individus abandonnent leurs identités particulières
ou leur volonté d'affirmer leur fidélité à
un passé historique particulier et à des croyances religieuses
particulières. Tout au contraire, elle garantit que ces manifestations
puissent se faire librement, à condition que soient respectées
les lois qui organisent les libertés publiques. Toutefois, le respect
des particularismes ne comporte-t-il pas inévitablement des limites
? Pour que la République puisse être le bien de tous, deux
exigences se sont imposées :
- la séparation de l'ordre
politique et de l'ordre religieux, qui se manifeste en France à
travers les lois de la laïcité ; elle permet d'organiser la
vie en commun de ceux qui ont des pratiques et des croyances religieuses
différentes ;
- la garantie de l'égale
dignité de toutes les personnes qui est au cœur des valeurs communes
définissant la citoyenneté. Les pratiques culturelles, par
exemple dans le droit personnel, ne sauraient être contradictoires
avec l'égale dignité de tous les êtres humains.
Les particularismes ne peuvent
être reconnus que s'ils sont compatibles avec les valeurs de l'égalité
et de la liberté des individus qui légitiment l'exercice
de la citoyenneté et le projet politique de la République.
Ce thème peut être relié au dernier thème du
cycle préparatoire au BEP "Citoyenneté, représentation
et participation politiques" en reprenant des questions sur le fonctionnement
de la cité. Le traitement de ce thème devrait permettre de
reprendre les notions de République et de démocratie déjà
abordées dans les disciplines ou en ECJS en cycle préparatoire
au BEP et d'approfondir le programme d'histoire de la classe terminale
préparatoire au baccalauréat professionnel.
• L'exercice de la citoyenneté
et les devoirs du citoyen
Si l'État républicain
garantit les libertés individuelles et les droits du citoyen, les
devoirs du citoyen sont la contrepartie et la condition de ces droits.
Toutefois l'État semble exercer une pression dont le citoyen prétend
parfois s'affranchir (fraudes, désobéissance à la
loi, incivisme, dégradation des biens publics, destruction de la
propriété collective). Il importe donc de montrer en quoi
le respect de la loi et de ses devoirs par le citoyen n'est pas un conditionnement
à l'obéissance ; c'est, tout au contraire, son choix libre
et raisonné d'institutions sans lesquelles les libertés,
les droits et la sécurité ne pourraient exister. On pourra
alors analyser les devoirs fondamentaux du citoyen : le devoir électoral,
le devoir fiscal, le devoir de défense, le devoir de solidarité.
Ces devoirs, qui ont conduit à une extension de l'intervention de
l'État dans les différentes sphères de la vie sociale,
suscitent des interrogations nouvelles sur les relations entre les contraintes
collectives et les libertés des individus.
La loi du 27 octobre 1997 fait
obligation à l'éducation nationale d'assurer une éducation
à la défense. En ECJS, la réflexion critique sur le
devoir de défense, la guerre et la paix, la place des forces armées
dans le nouveau contexte international, la sécurité collective,
la mémoire collective et les engagements humanitaires peut accompagner
les actions obligatoires organisées par l'école dans le cadre
de l'appel de préparation à la défense.
• L'exercice de la citoyenneté
et les exigences renouvelées d'égalité et de justice
La justice est à la fois
un principe qui sert de fondement aux sociétés démocratiques
et un ensemble d'institutions qui doivent appliquer ce principe. L'un et
l'autre reposent sur l'exigence d'égalité. L'égalité
est l'un des principes qui fondent les relations politiques en démocratie.
Elle fut inscrite dans l'article premier de la Déclaration des droits
de l'homme et du citoyen de 1789, reprise par la Constitution de la Cinquième
République. Au regard du droit, tous les citoyens sont égaux
: ils ont les mêmes droits civils et politiques, les mêmes
libertés fondamentales ; les inégalités sociales,
économiques, culturelles ou même physiques ne peuvent justifier
aucune différence de droits. Si l'égalité civile et
politique des citoyens est ainsi la première condition d'une société
démocratique, les sociétés démocratiques contemporaines
renouvellent ces exigences en amenant à interroger la représentation
de l'intérêt général, les exigences de liberté
et de responsabilité, par exemple dans les domaines de la protection
sociale, des droits des communautés culturelles, des revendications
de l'individu.
- Comment une société
démocratique gère-t-elle aujourd'hui les inégalités
de patrimoine, de salaire, d'accès à l'emploi, à la
santé, à la culture ?
- Le principe de justice sociale
peut-il justifier des différences de traitement entre les citoyens
selon les situations particulières ?
- Des groupes particuliers, territoriaux,
sexuels, culturels, peuvent-ils obtenir la reconnaissance de droits propres
?
En classe terminale préparatoire
au baccalauréat professionnel, à la veille de l'insertion
professionnelle des élèves, on veillera particulièrement
à approfondir les questions posées à la citoyenneté
en ce qui concerne les transformations et évolutions du monde du
travail.
La justice n'est pas seulement
une idée, c'est aussi une institution qui dit le droit et sanctionne
ceux qui enfreignent la loi. Cette mission suppose l'indépendance
de l'autorité judiciaire à l'égard des pouvoirs législatif
et exécutif, sans que disparaisse pour autant la responsabilité
civile, pénale et disciplinaire de ceux qui l'exercent. On constate
aussi que les citoyens font de plus en plus appel au juge pour régler
des contentieux de toutes sortes qui ne cessent de croître dans l'espace
public et les relations privées.
- Comment interpréter
le rôle des juges dans les démocraties contemporaines ?
- Pourquoi la justice en tant
qu'institution est-elle si souvent sollicitée par les justiciables
?
- Ne risque-t-on pas de réduire
la citoyenneté à la seule qualité de justiciable ?
• L'exercice de la citoyenneté
et les évolutions des sciences et des techniques
Les progrès des sciences
et des techniques dans tous les champs de l'activité humaine, la
production, la consommation, la médecine... bouleversent les formes
de l'existence, les rapports des hommes entre eux, la perception de l'espace
et du temps, le corps humain lui-même. Ils suscitent des interrogations
et des exigences nouvelles en matière de droits, de justice, de
liberté, de responsabilité, de sécurité (par
exemple dans les domaines de la bioéthique, de la prévention
des risques naturels ou techniques, de la mondialisation des réseaux
de communication, de la santé, de la qualité de la vie, de
l'environnement, de l'avenir de la planète). Ils modifient aussi
les conditions d'exercice de la citoyenneté.
- Faut-il fixer des limites aux
progrès des sciences et des techniques et en fonction de quels principes
?
- Comment État et citoyen
peuvent-ils contrôler démocratiquement ces transformations
? Comment garantir l'indépendance des décisions démocratiques
dans des domaines qui requièrent des savoirs spécialisés
? Quel rôle les experts doivent-ils jouer ?
- Peut-on garantir un égal
accès de tous les citoyens aux bénéfices des sciences
et des techniques ?
- Face à ces complexités
et à ces défis, comment permettre l'exercice de la citoyenneté
?
• L'exercice de la citoyenneté,
la construction de l'Union européenne et les formes de mondialisation
a) La citoyenneté et la
construction de l'Union européenne
La citoyenneté s'est construite
historiquement dans le cadre national. Le projet européen, depuis
un demi-siècle, a conduit à la construction d'institutions
qui sont aujourd'hui à l'origine de nombreuses décisions
de notre vie collective. Une grande partie du droit national, dans les
pays de l'Union européenne, est désormais de source européenne.
D'un point de vue juridique, il n'existe pas aujourd'hui de citoyenneté
européenne indépendante de la citoyenneté nationale
; d'un point de vue politique, tout ce qui donne une réalité
concrète au principe de citoyenneté reste, pour l'instant
et pour l'essentiel, national. L'Union européenne crée un
niveau d'institutions supérieur et complémentaire aux institutions
nationales. Elle amène à repenser les questions de la souveraineté,
de l'égalité, de la liberté, de la sécurité,
par exemple dans le domaine de l'économie, de l'harmonisation des
législations, de l'ouverture des frontières et de la circulation
des personnes et des biens, de la construction de forces armées
plurinationales.
- L'Union européenne fait-elle
évoluer la définition et l'exercice traditionnel de la citoyenneté
? Dans quelle mesure le développement des institutions politiques
européennes se conjugue-t-il avec le développement d'une
véritable citoyenneté européenne ?
- Une citoyenneté européenne
supposerait-elle d'aller plus loin que la simple addition des citoyennetés
nationales ? Implique-t-elle la constitution d'un espace public européen
?
- L'élaboration de cette
citoyenneté est-elle compliquée par la poursuite de l'élargissement
de l'Union européenne ? Sur quels fondements et dans quelles limites
cet élargissement de cette communauté est-il possible ?
- La citoyenneté requiert-elle,
à terme, la construction d'un État européen souverain
?
b) La citoyenneté et les
formes de mondialisation
Le terme de mondialisation désigne
un processus pluriséculaire complexe fait de mutations géographiques,
économiques, culturelles, juridiques et politiques. Il s'accompagne
d'une prise de conscience à l'échelle du monde de la perturbation
des équilibres physiques de la planète et de l'homogénéisation
relative du monde vivant. L'ensemble de ces mutations, par exemple le délitement
apparent de la notion de frontière, la concentration de pouvoirs
au sein de firmes transnationales, le rôle accru des institutions
internationales, les transferts de souveraineté des États-nations,
la vitesse des transformations et des communications, engendre de nouveaux
défis qui mettent la citoyenneté à l'épreuve.
- Quels sont les effets de ces
mutations géographiques et démographiques sur la citoyenneté
?
- Dans quelle mesure la mondialisation
économique affaiblit-elle les souverainetés nationales ?
Remet-elle partiellement en cause le lien historique entre citoyenneté
et nation ?
- Quels sens peut-on donner aux
aspects culturels de la mondialisation ?
- Comment interpréter
la nature juridique et politique des transferts de souveraineté
des États nationaux et des limitations de pouvoir consenties dans
le cadre de traités ou de conventions ?
- L'ensemble de ces évolutions
peut-il déboucher sur une forme de citoyenneté mondiale qui
nécessiterait la mobilisation de valeurs universelles ?
- Peut-on dire que la mondialisation
constitue une menace ou une chance pour les citoyens ?
III - DOCUMENT D'ACCOMPAGNEMENT
Un document à l'usage des professeurs accompagne la mise en œuvre de ce programme. Il est composé de fiches ressources proposant une réflexion sur un thème, de fiches méthodes permettant de mieux maîtriser les démarches et les outils préconisés, notamment le débat argumenté. Enfin, cet enseignement ayant fait l'objet d'une expérimentation pendant l'année scolaire qui a précédé sa généralisation, le document d'accompagnement reproduit des fiches de comptes rendus d'expériences menées, permettant ainsi à chaque professeur de préparer ses prochaines séquences d'ECJS en se saisissant des avancées comme des difficultés rencontrées dans cette expérimentation.
Retour en haut de la page