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DOCUMENT 1
Le malheur des hommes est inévitable s'ils restent ensemble sans qu'un pouvoir soit capable de tenir en respect les uns et les autres. Car chaque individu veut que son voisin reconnaisse la valeur qu'il pense avoir, et le moindre signe qui lui donne l'impression d'être sous-estimé ou méprisé le pousse [ ] à rechercher davantage de respect, chez ceux qui le jugeraient mal en leur causant des dommages, et chez les autres grâce à l'exemple donné avec les premiers. [ ]
Il est donc clair que sans un pouvoir commun pour les tenir en respect, les hommes sont dans cette situation qui se nomme la guerre; et cette guerre est celle de tous contre tous. [ ]
Les notions de bien et de mal [de légitime* et d'illégitime], de juste et d'injuste, n'ont aucune signification en temps de guerre. Là où il n'y a pas d'obéissance à un pouvoir commun, il n'y a pas de loi; et là où il n'y a pas de loi, il n'y a pas d'injustice. Dans cette situation, la violence et la ruse sont les deux qualités principales. [ ]
[Pour leur préservation] les individus sont naturellement poussés à rechercher la paix tant qu'ils ont un espoir de l'obtenir. [ ] Chacun est donc prêt à restreindre sa liberté d'action autant que c'est nécessaire pour lui permettre de vivre en paix et protégé, si les autres acceptent les mêmes restrictions. Car tant que les hommes veulent garder entière leur liberté d'action, ils sont tous en situation de guerre. [ ]
L'échange mutuel de droits est ce qui s'appelle un contrat. [ ]
Pour qu'un contrat soit respecté, il faut un pouvoir commun. La seule façon de créer un tel pouvoir, capable de défendre la société des invasions étrangères et de faire respecter les contrats [ ] c'est que les individus remettent tout leur pouvoir et toute leur force entre les mains d'un homme ou d'une assemblée, qui transformera la somme de leurs volontés en une seule volonté dans tous les domaines qui concernent la paix commune et la sécurité [ ]. Cette unité se réalise comme un contrat de tous les hommes avec tous les hommes. [ ]
Et la personne qui l'incarne est appelée souverain, son pouvoir est appelé le pouvoir souverain.- Thomas Hobbes, "Leviathan" (extraits des chapîtres 13 à 15), 1651.
(*) L'adjectif "légitime" s'emploie pour qualifier une action (ou une autorité) que la plupart des membres d'une société acceptent.
DOCUMENT 2
Mais comment, sans avoir perdu l'esprit, peut-on songer encore à la guerre, entretenir quelque illusion sur ses effets, et penser à lui demander ce que la paix ne peut obtenir ?
[ ] Une guerre jadis pouvait, après tout se justifier par ses résultats. Elle pouvait se considérer, quoique d'un il atroce, comme le passage, par la voie des armes, d'une situation définie à une situation définie. Elle pouvait faire l'objet d'un calcul. Elle était entre deux partis une affaire qui se réglait entre deux armées. Le débat était limité ; les pièces du jeu, dénombrables ; et le vainqueur enfin prenait son gain, s'agrandissait, s'enrichissait, jouissait longtemps de son avantage.
Mais l'univers politique a bien changé ; et la froide raison qui, dans le passé, pouvait spéculer sur les bénéfices d'une sanglante entreprise, doit admettre aujourd'hui qu'elle ne peut que s'égarer dans ses prévisions. C'est qu'il ne peut plus être de conflits localisés, de duels circonscrits, de systèmes belligérants fermés. Celui qui entre en guerre ne peut plus prévoir contre qui, avec qui, il l'achèvera. Il s'engage dans une aventure incalculable, contre des forces indéterminées, pour un temps indéfini. Que si même l'issue lui est favorable, à peine la victoire saisie, il devra en disputer les fruits avec le reste du monde, et subir peut-être la loi de ceux qui n'auront pas combattu. Ce dont il est assuré, ce sont des pertes immenses en vies humaines et en biens, qu'il devra éprouver sans compensation, car dans une époque dont les puissants moyens de production se changent en quelques jours en puissants moyens de destruction, dans un siècle où chaque découverte, chaque invention vient menacer le genre humain aussi bien que le servir, les dommages seront tels que tout ce qu'on pourra exiger du vaincu épuisé ne rendra qu'une infime fraction des énormes ressources consumées. Voilà des certitudes. Il s'y ajoute une forte et redoutable probabilité, qui est celle de désordres et de bouleversements intérieurs incalculables.- Paul Valéry, "Réponse au discours de réception du Maréchal Pétain à l'académie française", 1931.
DOCUMENT 3
- Duff Cooper, ministre de la marine démissionnaire: [ ] Un moment viendra où une guerre europénne se déclenchera, et à ce moment-là nous devrons y prendre part, nous ne pourrons pas rester en dehors, et nous savons déjà le camp que nous rejoindrons. Faisons le savoir au monde entier, cela donnera aux fauteurs de guerre des raisons d'hésiter. [ ]
- Neville Chamberlain, premier ministre: [ ] Dans nos relations avec les autres pays tout dépend de la sincérité et de la bonne volonté des deux côtés. Je crois qu'il y a de la sincérité et de la bonne volonté dans la déclaration [signée à Munich par M. Hitler et moi-même]. Si une leçon devait être tirée des événements des dernières semaines, ce serait qu'une paix durable ne peut pas s'obtenir en restant les bras croisés à attendre. Cela demande des efforts actifs, positifs, pour y parvenir. [ ]
- Winston Churchill, député: [ ] Pour comprendre notre abandon de la Tchécoslovaquie à l'envahisseur, il faut remonter plus loin dans le temps que les événements du mois dernier. C'est la conséquence la plus grave de notre action et de notre inaction pendant les cinq dernières années, cinq ans de déclarations futiles de bonnes intentions, de recherche des solutions de facilité, de réduction ininterrompue de la puissance britannique, de négligence de nos défenses aériennes [ ]
- Neville Chamberlain, premier ministre: [ ] L'expérience de la guerre de 1914-18 nous laisse-t-elle un espoir raisonnable qu'en cas de déclenchement d'une nouvelle guerre, celle-ci mettrait fin définitivement à la guerre, que ce serait la dernière ? Non. Je ne crois pas que la guerre soit inévitable [ ] surtout parce que je vois l'horreur qu'elle inspire aux gens. [ ] Je crois en revanche que nous pouvons créer les conditions d'une paix durable pour notre temps, mais [ ] je suis évidemment conscient que pour obtenir des résultats sur le terrain diplomatique, il faut entretenir une armée forte.- Extraits du débat parlementaire britannique sur les accords de Munich, du 3 au 5 octobre 1938.
DOCUMENT 4
Il est inexact de dire que la prolifération* nucléaire représenterait partout une catastrophe insurmontable. [ ] Elle peut être préoccupante par endroits, plus indifférente à d'autres. Mais elle peut avoir éventuellement un caractère stabilisateur. [ ]
[Ainsi d'après le théoricien français de la dissuasion, le général Gallois] dans un monde multipolaire dont chaque pôle serait une puissance atomique, les Etats useraient d'autant moins de l'atome l'un contre l'autre qu'à l'issue d'un tel échange la victoire appartiendrait sans conteste à ceux qui n'auraient été que les spectateurs du conflit [ ] Cette forme de multilatéralisme a des effets stabilisateurs. [ ]
Staline peut difficilement passer pour un modèle d'équilibre caractériel, ni pour un dirigeant non expansionniste. Pourtant il ne s'est pas risqué à conduire son pays à la destruction complète, alors même que le rapport de forces lui était moins défavorable qu'il pourrait l'être à un Irak ou à une Libye. [ ]
[Notre regard sur la prolifération nucléaire ressemble à celui des bourgeois sur les congés payés en 1936], ça n'apporte aucun avantage nouveau et ça empêche de jouir du paysage, désormais encombré par des moins que rien.- Pascal Boniface, "Vive la Bombe", Editions N°1, 1991.
(*) La prolifération nucléaire est l'accroissement du nombre d'Etat possédant l'arme nucléaire ou sur le point de l'obtenir. Les Etats possédant déjà l'arme atomique cherchent à limiter la prolifération au nom des risques supplémentaires de déclenchement d'un conflit nucléaire que cela ferait courir selon eux. Mais la France, par exemple, a signé le traité de non prolifération (TNP) seulement après avoir développé la bombe atomique française.
DOCUMENT 5
Un homme avait coutume de jeter de la poudre chasse-éléphants depuis la fenêtre de son compartiment de chemin de fer. Qu'il écartât ainsi le danger d'une rencontre inopinée avec un pachyderme lui paraissait suffisamment prouvé par le fait qu'il ne s'en trouvait jamais aucun sur la voie. La légende selon laquelle la dissuasion nucléaire aurait pendant un demi-siècle évité à l'humanité de disparaître dans un feu d'artifice atomique est de la même eau. [ ]
Tout au long du printemps, j'ai été le témoin effaré des efforts déployés par les Etats-Unis pour convaincre la Russie qu'elle était encore capable de les envoyer ad patres.*
[ ] L'Amérique éprouve aujourd'hui le besoin de se protéger par un bouclier antimissile contre de possibles attaques en provenance d'Etats-voyous ou de groupes terroristes. Elle ne peut cependant le faire que si elle prouve à son ex-adversaire favori que si les Etats-Unis prenaient l'initiative de l'attaquer par une première frappe nucléaire, celle-ci pourrait aisément se jouer du bouclier en question et anéantir la société américaine tout entière. [ ] Si l'une des deux nations se protégeait, l'autre pourrait croire que la première se croit invulnérable et, pour prévenir une première frappe, frapperait la première.
Cette logique folle a reçu un nom approprié: MAD (« fou » en anglais), pour « Mutually Assured Destruction ». [ ] Non seulement la doctrine MAD est plus que jamais d'actualité, mais elle constitue aujourd'hui la politique la moins périlleuse parmi celles que l'on croit capables de garantir la paix nucléaire.
Les circonstances nées de la fin de la guerre froide rendent très tentants l'abandon de MAD et le retour aux conceptions militaires ordinaires. L'Amérique voit d'un mauvais oeil une doctrine qui [repose] sur une égale vulnérabilité de tous.- Jean-Pierre Dupuy, "Soyons fous plutôt que cinglés", Le Monde, 14 juillet 2000.
(*) "ad patres": vers les pères, les ancêtres, autrement dit vers la mort.
DOCUMENT 6
La notion traditionnelle de "guerre juste" chez les chrétiens du catholicisme romain, notamment développée par saint Thomas d'Aquin et son disciple internationaliste Francisco Suarez, fait appel à quatre conditions qui doivent être toutes les quatre réunies pour que la défense soit juste, donc légitime.
Premièrement il faut que la cause soit juste, une guerre d'agression ne peut jamais être juste, la guerre ne peut être que défensive : il faut donc se défendre contre une agression, se libérer d'un pouvoir tyrannique (théorie du tyrannicide), comme nous le dit Jean Paul II à propos de la guerre de Bosnie "défendre un peuple qui succombe sous les coups d'un injuste agresseur".
Deuxièmement il faut que l'intervention soit l'ultime recours. Autrement dit la solution négociée est toujours prioritaire et c'est donc en dernier ressort que l'intervention armée devient juste. Cette notion d'ultime recours existe dans le droit français de la grève ou, en principe, la grève ne peut être légale qu'à cette condition. On sait que la France, considérée à l'étranger comme étant "le pays des grèves", a une pratique de la grève qui est totalement contraire.
Troisièmement il faut que la guerre soit décidée par l'autoritée habilitée à le faire, l'autorité légitime. Actuellement l'autorité légitime est le Conseil de sécurité de l'ONU. Toutefois dans l'affaire de la guerre du Kosovo les catholiques favorables à l'intervention font valoir que si l'autorité légitime est incapable de le faire (veto de la Russie et de la Chine) une autre autorité peut se substituer à l'autorité légitime... Laquelle et pour quelle raison l'Otan ? Mystère biblique ...
Quatrièmement il faut que les moyens utilisés soient proportionnés : il faut que l'emploi des armes n'entraîne pas des maux et des désordres plus graves que le mal à éliminer.- Michael Walzer, Guerres justes et injustes, Belin, 1999 (l'édition américaine date de 1977)
DOCUMENT 7
L'Histoire retiendra peut-être le 24 mars 1999 comme une date clé : ce jour-là, l'Otan lançait ses premières frappes contre Milosevic, et la Chambre des lords rendait un jugement favorable à la recevabilité de la demande d'extradition de Pinochet vers l'Espagne. Deux mois plus tard, le Tribunal pénal international inculpait Slobodan Milosevic de crimes contre l'humanité. Une nouvelle forme de souveraineté était née : la [ ] mondialisation d'un Etat de droit. Nous assistons à l'émergence à l'échelle mondiale d'une logique de séparation des pouvoirs avec, à côté des Etats, la mise en place d'un embryon de pouvoir judiciaire mondial représenté par la future Cour pénale internationale. Celle-ci institue pour la première fois des règles communes à tous les Etats. Réprouver la décision du Tribunal pénal international de poursuivre le président Milosevic pour «crimes contre l'humanité» au prétexte qu'elle aurait pu gêner un règlement politique était donc aussi anachronique que de contester l'opportunité politique d'une décision de justice- Daniel Cohn-Bendit et Zaki Laidi, "La souveraineté éthique", Libération, 5 juin 1999
DOCUMENT 8
Comme le remarque le philosophe américain Michael Walzer : « Le tir au pigeon n'est pas un combat entre combattants. Lorsque le monde se trouve irrémédiablement divisé entre ceux qui lancent les bombes et ceux qui les reçoivent, la situation devient moralement problématique, même si le bombardement peut se justifier dans telle ou telle circonstance. » Pourquoi hésiter à déclencher des hostilités, pourquoi donner toutes ses chances à la diplomatie, si « le prix de la guerre » est si faible ?
Certes, à notre époque, l'Occident ne tuera plus les prisonniers et cherchera même à réduire les pertes civiles adverses - à l'ère des médias les conséquences des « bavures » peuvent être désastreuses. Pourtant n'assiste-t-on pas à un simple « déplacement » de la cruauté ? « Quelle sorte d'humanisme s'exprime par le refus de subir des pertes militaires et par la dévastation de l'économie civile de l'adversaire pour les décennies qui viennent ? », s'interrogeait l'ancien secrétaire d'Etat américain Henry Kissinger, à propos de la guerre en Serbie. La destruction de l'Irak et la poursuite de l'embargo ont, selon un rapport de l'Unicef, doublé le taux de mortalité infantile en dix ans. Cette stratégie - « Bomb today, kill tomorrow » (bombarder aujourd'hui, tuer demain) -, cette nouvelle manière de mener la guerre est un défi à l'esprit des conventions de Genève et au droit.- Alain Gresh, "Les lois de la guerre", Le Monde Diplomatique, septembre 1999
DOCUMENT 9
L'existence d'une société de l'information instantanée, des transports rapides et d'une migration intercontinentale permanente, ajoutée à la nature de la nouvelle technologie guerrière, a rendu la guerre impossible et déraisonnable. La guerre est en contradiction avec les raisons mêmes pour lesquelles elle est faite.
Quel fut au cours des siècles l'objectif d'une guerre ? On guerroyait pour vaincre l'adversaire, pour tirer bénéfice de sa perte [ ]. A ces fins, on devait pouvoir engager la totalité des forces disponibles. Enfin, le jeu se jouait entre l'adversaire et nous. La neutralité des autres, le fait que notre guerre ne les dérange pas (voire qu'elle leur permette d'en tirer plus ou moins profit), était une condition nécessaire pour notre liberté de manuvre. [ ]
C'est seulement à notre siècle qu'est née la notion de « guerre mondiale » [ ]. Avec la découverte de l'énergie atomique, de la télévision, des transports aériens, et avec la naissance de diverses formes de capitalisme multinational, certaines conditions d'impossibilité de la guerre ont été réunies.
1. Les armes nucléaires ont convaincu le monde qu'un conflit atomique n'aurait pas de vainqueurs mais un unique perdant : la planète. [ ]
2. La guerre n'est plus entre deux fronts séparés. Le trouble et la colère ressentis par les journalistes américains à Bagdad [pendant la guerre du golfe en 1990] sont égaux à ceux, beaucoup plus grand, ressentis par les millions de musulmans pro-irakiens vivant dans les pays de l'alliance anti-irakienne. [ ] Si bien que, maintenant, dans la guerre, tout le monde se retrouve avec l'ennemi sur ses arrières [ ]
3. Quand bien même les médias seraient bâillonnés, les nouvelles technologies de communication permettent des flux d'information que rien n'arrête - pas même un dictateur, car ils utilisent des infrastructures technologiques minimales auxquelles lui non plus ne peut renoncer. Ces flux d'information [ ] neutralisent toute action de surprise - et une guerre où l'on ne peut surprendre l'adversaire est impossible. [ ] L'information [ ] donne sans cesse la parole à l'adversaire, [elle] fait vaciller la foi des citoyens et, de surcroît, elle les rend vulnérables à la mort des ennemis - non plus événement lointain et flou, mais évidence visuelle insoutenable.
4. [ ] Dans la guerre, certains pouvoirs économiques entrent en concurrence avec d'autres, et la logique de leur conflit dépasse la logique des puissances nationales. Si l'industrie de la consommation d'Etat (comme les armements) a besoin de tension, celle de la consommation individuelle a besoin de bonheur.
5. [ ] En conséquence, [la guerre] se développe [ ] indépendamment de la volonté des deux belligérants. [ ] Il est possible qu'elle finisse et que l'agencement final convienne à l'un des belligérants, mais en principe, parce qu'elle défie tout calcul décisionnel, elle est perdue pour tous les deux.- Umberto Eco, "Cinq questions de Morale", Grasset, 1999.
QUESTIONS POUR PREPARER LE DEBAT
1°/ Peut-il y avoir des guerres justes et des guerres injustes selon le point de vue de Thomas Hobbes, et pourquoi ? (document 1)
2°/ On considère Hobbes comme le principal théoricien, avec Rousseau, du "contrat social". Quelle phrase du texte se rapproche de l'expression "contrat social" ? (document 1)
3°/ En quoi peut consister concrètement le "pouvoir commun" dont il est question à plusieurs reprises dans le texte de Thomas Hobbes ? (document 1)
4°/ A quel point peut-on croire à l'existence d'un tel "pouvoir commun" à l'échelle du monde entier, aujourd'hui? (documents 1 et 7)
5°/ Pourquoi la réponse à la question précédente permet-elle de résoudre en partie la contradiction entre les documents 1 et 6 ?
6°/ Quel argument est utilisé à la fois dans le texte de Paul Valéry et dans celui d'Umberto Eco ? (documents 2 et 9)
7°/ Quelles raisons permettent de présenter l'arme nucléaire comme un moyen de garantir la paix ? (documents 4 et 5)
8°/ Quel rapport y a-t-il avec l'expression "dissuasion nucléaire" ? (documents 4 et 5)
9°/ Quels arguments peuvent être donnés en sens inverse de ceux de la réponse 7 (réflexion personnelle et début du document 5) ?
10°/ Pourquoi la dissuasion est-elle un instrument de la défense nationale (et de la diplomatie) bien plus ancien que l'arme nucléaire ? (document 3)
11°/ Pourquoi de ce point de vue, les déclarations de Winston Churchill et de Neville Chamberlain, lors du débat parlementaire sur les accords de Munich en Grande Bretagne, ne sont pas complètement contradictoires? (document 3)
12°/ Quel rapprochement peut-on faire entre le dernier paragraphe de chacun des documents 4 et 5 ?
13°/ Pourquoi la réponse précédente met-elle en évidence le rôle ambigu de l'arme nucléaire et de la force militaire en général, instruments à la fois de sécurité et de domination ?
14°/ Quels arguments permettent de penser que la guerre de l'OTAN contre la Serbie n'était pas forcément une guerre "juste" ? (documents 6 et 8)
15°/ Quels arguments permettent de soutenir la position inverse ? (documents 6 et 7)
16°/ Selon le point de vue que vous défendrez au cours du débat, remplissez au brouillon un tableau à 3 colonnes: vos arguments, les arguments contraires auxquels vous prévoyez de devoir répondre, vos possibilités de réponses à ces arguments.
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