Mise en réseau des notions du programme de
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géographie
IUFM
Aix Marseille - Groupe de développement Géographie – juillet 2004
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Notions |
Programme |
Savoir faire |
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Toutes |
Première L, ES, S |
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A la
manière de ce qui a été fait pour la mise en réseau des notions du programme de
seconde, il nous a paru intéressant de relier les notions mises en jeu par le programme
de première. Deux schémas sont proposés ci-après. On en trouvera un
troisième, couvrant cette fois-ci
l’ensemble des notions du cycle terminal, en consultant les documents
d’accompagnement des programmes de première.
Ces
schémas présentent à nos yeux un triple intérêt :
§
Ils permettent de
clarifier les relations qui existent entre les notions. Nous avons la
conviction que nos élèves souffrent souvent de nos imprécisions dans
l’utilisation des principales notions en géographie. Beaucoup de ces notions se
comprennent mieux quand on les met en relation les unes avec les autres. C’est
pourquoi, dans ces organigrammes, nous établissons des liens entre les notions
présentées. De plus, pour plus de
clarté, nous insérons dans une bulle un verbe ou une périphrase qui expriment
la nature du lien entre les deux notions. En regardant ce schéma on peut ainsi
comprendre que, lorsqu’un géographe réfléchi sur l’organisation d’un espace,
son regard est plutôt à l’affût des disparités spatiales qui peuvent s’établir
entre des aires des pôles ou des axes. S’il analyse les aménagements, il porte
son attention sur les acteurs qui suscitent ou entravent ses aménagements, il
est attentif à l’insertion de ces aménagements dans leur environnement et à
leurs incidences sur l’organisation des espaces concernées. S’il analyse des
territoires, il travaille davantage sur leurs limites, sur la construction de
ces territoires par les sociétés et sur les relations qu’entretiennent ces
sociétés avec leur territoire en ne perdant pas de vue l’emboîtement à toutes
les échelles de ces territoires.
§
Ils permettent à
l’enseignant de vérifier, qu’au cours de sa programmation, toutes les notions
ont été abordées. Il est effectivement possible de faire le programme de
première en travaillant presque toutes les questions en entrant par les notions
territoriales (dérive que l’on pourrait qualifier d’« historique »).
Dans cette dérive, les deux autres ensembles de notions (liées à l’aménagement
ou à l’organisation de l’espace) sont négligés. Rappelons que la plupart de ces
notions ont été abordées en seconde et seront reprises en terminale. Vérifier
que la programmation de 1ère les aborde toutes, c’est donc aussi
s’inscrire dans une continuité qui, de la seconde à la terminale, construit «
la grille de lecture» du géographe, nécessaire à l’élève pour passer le
baccalauréat et au futur citoyen pour comprendre le monde.
§
Ils précisent la
géographie que nous voulons enseigner, une géographie résolument ancrée comme
science humaine et qui participe aux débats de notre société. Ainsi, traiter
« une communauté d’Etats en débats : l’Union Européenne » (1ère
L-Es) peut se faire de bien des façons…mais aussi – sous le même titre – par
bien d’autres spécialistes d’autres disciplines (économie, sciences politiques…).
Quel est l’apport du géographe dans ce débat s’il renonce à utiliser les
notions de base de la géographie ?
S’inscrire dans cette approche, c’est donc aussi, pour l’enseignant, se
poser la question des problématiques qui permettent d’aborder ces notions. Pour
aborder l’U.E. l’économiste choisira peut-être de discuter de l’intérêt de
l’intégration économique, le politologue de l’avenir des institutions et le
juriste des contradictions entre droit national et droit européen ; pour le géographe la question est
peut-être : l’Union Européenne, un territoire en construction ?

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Les acteurs
spatiaux produisent
des métropoles
où se concentrent de plus en plus de pouvoirs de richesses et d’innovation (métropolisation) avec leurs
limites administratives aux limites en débat ou en évolution le paysage des axes des flux des aires plus dynamiques, plus riches, plus
puissantes l’environnement risques ressources Une organisation
de l’espace des disparités
spatiales Des territoires,
-
constructions historiques -
approprié par des sociétés, -
support d’identité limités par des discontinuités des réseaux des
pôles limités par des frontières l’Europe, l’Union Européenne contraintes des aménagements
des aires les Etats les régions
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