Quelques réflexions à propos
des notions du programme de seconde.
IUFM Aix-Marseille - Groupe
de développement Géographie – octobre 2001
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Le programme de géographie
de seconde comporte pour la première fois une liste de 14
notions :
1.
une notion principale :
Organisation de l’espace
2. 2 notions transversales : environnement, aménagement
3. D’autres notions de base : (par ordre alphabétique) Acteurs spatiaux, contraintes, développement, discontinuités, flux, paysages, pôles, ressources, réseaux, risques, territoires.
Bien réfléchir aux notions principales, c’est donc disposer
de clés pour la mise en place du programme.
En fait, 2
logiques
qui intéressent la géographie se cachent derrière cette
liste.
4.
Une logique
« d’humanisation » qui insiste sur la mise en
valeur de la planète par les hommes et tout ce qui touche à l’environnement. La
plupart des thèmes du programme font ainsi référence à cette
logique.
L’eau : utilisation d’une
ressource, maîtrise de l’eau
Risques : risques rencontrés par les
sociétés lorsqu’elles aménagent le territoire
Montagne : quelle mise en
valeur pour un milieu particulier
Villes : environnement
urbain
A
cette logique « d’humanisation » on peut relier les 2 notions
transversales, environnement et aménagement mais aussi « contrainte »
« ressources » « risques »
5.
Une logique
spatiale (la
« spatialisation ») : elle conduit à mettre en avant la notion
d’organisation de l’espace. Celle-ci est dite « notion principale » du
programme.
On
retrouve ce souci de spatialiser dans les commentaires de plusieurs des thèmes
du programme
Thème 1 : L’inégale
répartition, les discontinuités, les frontières définies comme des
discontinuités majeures, donnant lieu à des formes spécifiques d’organisation de
l’espace.
L’eau : « l’eau est
depuis longtemps un moteur de l’organisation des territoires à différentes
échelles »
Dynamiques
urbaines : Métropolisation,
centralité...
Littoraux : Façades maritimes,
littoralisation, interface...
A cette préoccupation
spatiale, on peut rattacher la notion centrale d’organisation de l’espace, et toutes
les notions qui vont permettre de la construire : discontinuité, flux, pôles, réseaux,
territoires.
Il ne peut y avoir de
géographie sans une référence à cette dimension spatiale. Un des risques de la
mise en œuvre du programme serait de ne construire que des notions
« flottantes », c’est à dire sans référence à l’espace. Pour cela
l’utilisation des cartes et croquis paraît indispensable. Il est donc important
que les études de cas intègrent le plus fréquemment possible cette dimension
spatiale et les notions qui l’accompagnent.
Il reste 3 notions qui ne
rentrent pas vraiment dans ces deux logiques, ou plutôt peuvent servir de pont
entre ces 2 logiques :
Acteurs
spatiaux : L’organisation de
l’espace et « l’humanisation » sont des produits d’une action, celle
des acteurs spatiaux. On fabrique de l’espace en humanisant. En ce sens, le
programme est résolument ancré sur une géographie « science
humaine ».
Paysage : c’est la
« partie émergé de l’iceberg ». Le résultat visible ou perçu, à la
fois de l’organisation de l’espace et de l’humanisation. Inversement, partir du
paysage conduit à remonter à ces deux logiques.
Développement : c’est « la partie
immergée de l’iceberg ». Humanisation et production d’espace devraient
conduire au développement... si possible durable.
Un
schéma propose une mise en relation
des différentes notions.
L’entrée par les notions est
donc un passage obligé dans l’approche du nouveau programme de seconde. Cela
suppose en particulier :
1.
que le professeur soit lui
même le plus « au clair » possible avec ces
notions.
2.
Que le professeur ait
réfléchi à une progression sur l’année et à la manière dont ces différentes
notions doivent être abordées et progressivement construites au cours de
l’année.