(IUFM d'Aix-Marseille,
15 janvier 2003)
En
octobre 1974, Georges Perec se livre à une de ses nombreuses expériences.
Pendant trois jours, il s'installe à plusieurs reprises dans les cafés de la
place Saint-Sulpice à Paris. De ces postes d'observation, il décrit "ce que l'on ne note généralement pas, ce qui
ne se remarque pas, ce qui n'a pas d'importance : ce qui se passe quand il ne
se passe rien, sinon du temps, des gens, des voitures et des nuages.".
Son texte commence ainsi :"la date :
18 octobre 1974. L'heure : 10h 30. Le lieu : Tabac Saint-Sulpice. Le temps :
froid sec. Ciel gris. Quelques éclaircies. Esquisse d'un inventaire de
quelques-unes des choses strictement visibles : …" Jusqu'au
surlendemain, il passe une bonne partie de son temps à noter puis boucle son
expérience sur ces mots : "Quatre
enfants. Un chien. Un petit rayon de soleil. Le 96. Il est deux heures."
Ce texte a été publié
en 1975 sous le titre Tentative
d'épuisement d'un lieu parisien. Tentative vaine, mais Perec n'est pas
dupe, parce que jamais les mots ne seront à la hauteur du réel, parce que
jamais il ne sera possible "d'épuiser" un lieu quels que soient les
moyens mis en oeuvre. Entre le sujet et le monde s'interposera toujours le
point de vue, c'est-à-dire à la fois le point d'où l'on voit et la vision du
monde.
On ne peut pas dire le
monde tel qu'il est (ce que l'on appellera ici le réel ou la réalité du monde).
Le réel est inaccessible ; il est. On ne peut que se le représenter (mentalement)
et le représenter, matériellement par des images et verbalement par des mots.
Le propos qui suit est
organisé autour de l'articulation entre la réalité du monde, ses
représentations mentales et ses représentations matérielles. Leurs relations
dans le champ de la géographie sont analysées.
Au
cours des XVIe et XVIIe siècles se produit une rupture fondamentale dans
l'histoire des sciences. Philosophes et scientifiques distinguent ce que l'on
perçoit du monde (ce que l'on appelle le monde phénoménal) et ce qui est (la
réalité, ce que l'on appelle aussi le monde physique). Ce pas est un pas de
géant, un vecteur majeur du progrès scientifique. Ainsi, la perception ne fait
plus obstacle à la compréhension : on peut voir le soleil se lever et se coucher
(monde phénoménal) et étudier le monde physique sans être abusé par nos sens.
En séparant le monde de son apparence – et de la connaissance que l'on en a –
apparaît aussi le sujet. Descartes le premier met en évidence la subjectivité,
la relativité des discours, le point de vue. Peu à peu se dessine sur cette
base un courant essentiel de la philosophie : la phénoménologie.
Si on examine
l'histoire de la géographie relativement à cette révolution épistémologique, on
perçoit que le paradigme longtemps dominant – celui de la géographie dite
"classique ou "vidalienne" entre le début du XXe siècle et la
fin des années 1960 – ne prend guère en compte cette révolution. Cette
géographie est réaliste, elle rend compte du monde, elle met le monde à la vue
du public ; Olivier Orain parle d'un "sentiment
de plain-pied au monde" (2000). Au sein de ce paradigme, rien n'est
représentation ; ni la carte, ni la photographie, ni le texte. Les géographes
sont des "révélateurs" du monde. Leur savoir-faire est une technique
et le géographe comme sujet est absent.
La pratique assidue du
terrain et la recherche de l'exhaustivité participe de cette tentative
"d'épuiser" le réel. Ainsi Raoul Blanchard, avec sa somme Les Alpes Occidentales dont le premier
volume paraît en 1938, effectue de longues et minutieuses recherches qui le
conduisent à multiplier les études d'espaces toujours plus petits et à
repousser à la fin de l'ouvrage des propos plus généraux. Pour en arriver là,
il reprend "avec joie, au début de
1937, les gros souliers de l'alpiniste" et arpente sans relâche la
montagne. Sa compétence est liée cette pratique sans cesse renouvelée du
terrain : "Il y a longtemps que je
l'ai visité tout entière ; je ne crois pas qu'il y ait un seul village des
Alpes Occidentales que je n'ai au moins aperçu."
La géographie
contemporaine, marquée par les approches postmodernes, rompt avec cette
posture. Le savoir est pensé comme une construction – non comme un compte-rendu
– qui traite les productions géographiques (cartes et autres images, textes)
comme des représentations matérielles articulées à des représentations
mentales.
Denise
Jodelet et Serge Moscovici, après Jean Piaget, à travers des travaux
aujourd'hui classiques, s'accordent à définir les représentations comme
l'évocation mentale, ou par le biais d'un objet matériel (photographie, dessin,
carte...), de tout ce qui n'est pas là. Piaget distingue en outre la
représentation de la perception ; cette dernière étant la "fonction par laquelle l'esprit se représente
les objets en leur présence".
Les géographes parlent
de représentations spatiales pour se référer à "des espaces non actuellement perçus, parfois imaginaires"
(Bailly, 1992). L'Afrique, New York, la vallée du Nil, un quartier de banlieue,
la montagne, le désert, Jérusalem, le Loch Ness, ne sont pas simplement des
noms communs ou des noms propres. À chacun de ces mots, à chacun de ces lieux
sont attachées des représentations. Qu'elles reposent sur des pratiques
régulières, sur quelques images, sur des travaux scientifiques, elles peuvent
être considérées comme pertinentes dans la mesure où elles permettent de penser
le monde et son organisation.
Comment sait-on ce que l'on sait du monde ? Notre connaissance du monde procède pour une part, mais une part très réduite, de notre expérience directe, physique du monde. Cette expérience passe à un moment ou un autre par la perception, lorsqu'une partie du monde est là, sous nos yeux, embrassée par le regard, saisie aussi par tous les autres sens. Ces expériences, une fois révolues, s'inscrivent dans nos représentations du monde. La distinction perception / représentation opérée par Piaget ne doit cependant pas conduire à opposer les concepts ; la perception du monde n'est pas virginale, elle s'inscrit dans une culture et un réseau de représentations.
L'expérience
perceptive ne concerne donc, à un moment donné, que des espaces extrêmement
réduits. Même mis bout à bout, l'ensemble des espaces perçus au cours d'une vie
reste spatialement limité. Exemple extrême, mais de notre point de vue
occidental seulement, que l'espace perçu par Viramma : d'abord son village,
Karani, puis celui où elle est née à quelques kilomètres du premier, la grande
ville Pondichéry à une trentaine de kilomètres, et deux voyages, à Madras et
Tirupati, qui l'ont éloigné de quelque 200 kilomètres de son domicile. Ces
"espaces d'une vie"
(Racine, 1992) sont ceux d'une femme indienne de basse caste. On peut y opposer
les espaces perçus – peut-être plus parcourus que vécus – de la jet-set (littéralement la
"clientèle des avions à réaction"), infiniment plus nombreux, mais
qui ne représentent à coup sûr qu'une part très réduite de l'espace mondial.
Le plus souvent, c'est donc par des médiations que nous accédons au monde. Celle de l'école d'une part avec des cours de géographie – mais pas seulement – où l'on parle du monde, où des cartes, des images fixes ou animées sont observées. Celle des médias d'autre part, en particulier la télévision, allumée en moyenne pendant 5h 45 chaque jour dans les foyers français (Source : l'Année TV 2001).
Photographies
et cartes participent à ces médiations. Ce sont des représentations
privilégiées pour la géographie mais, parce qu'elles "ressemblent" au
réel, elles sont rarement appréhendées comme telles. À l'inverse, on admet
assez facilement qu'un dessin soit une représentation ; ainsi, lorsque Plantu
croque une famille de paysans quelque part en Afrique, on sait qu'il s'agit
d'un point de vue, une vision subjective forcément partiale et partielle.
Jean Brunhes
(1869-1930) fut un des premiers géographes à systématiser l'utilisation de
photographies. Dès la fin du XIXe siècle, il emmène avec lui un appareil
photographique lors de ses missions dans le bassin méditerranéen. Mais, c'est
avec le projet des Archives de la planète
que sa pratique prend la plus grande ampleur. Ce projet est initié en 1912 par
Albert Kahn. Ce dernier est un banquier fortuné, mais surtout un humaniste
soucieux du monde et de ses évolutions, convaincu que la connaissance mutuelle
entre les peuples est un moyen de préserver la concorde. Constituer les
archives de la planète, c'est pour lui tenter de fixer l'état d'un monde en
transformation et des aspects de l'activité humaine qui sont en train de
disparaître. Jean Brunhes se voit confier le poste de directeur scientifique du
projet et coordonne des missions photographiques (parfois y participe) en
divers lieux du monde.
La méthode de Brunhes est rigoureuse ; elle se veut aussi
objectivante. Ses photographies et celles de ces opérateurs sont utilisées
comme "des miroirs du monde"
(Robic, 1993). Pour Brunhes, l'appareil photographique enregistre la réalité
sans erreur, ni déformation. Il suffirait, et c'est ce à quoi Brunhes
s'applique, de rationaliser la démarche par des consignes précises données aux
opérateurs pour que le corpus photographique constitué devienne homogène,
indépendant de celui qui avait l'œil contre le viseur.
À travers ce "modèle" méthodologique élaboré par
Jean Brunhes, la photographie apparaît comme un médium neutre qui dévoile le
monde, le livre à la vue, directement, sans que jamais le
"géo-photographe" soit présent par le biais des choix qu'il opère. Ce
statut de l'image semble encore d'actualité au moins au sein de la culture
scolaire en géographie (Clerc, 2002).
Pourtant, une photographie est d'abord le produit d'un
regard parce que le photographe en fonction de ses références et de son projet,
a effectué une série de choix : choix de la focale et de format du boîtier pour
délimiter un cadre, choix d'une orientation, choix d'un emplacement pour la
prise de vue, choix de l'instant du déclenchement et de la durée d'exposition.
Toutes ces décisions rendent chaque cliché unique ; elles en font un "particulier absolu" (Barthes, 1980
dans la chambre claire p. 15), un fragment d'espace et un instant isolés par un
photographe. Le raisonnement serait à peu près similaire pour les images
animées. Ce monde que nous nous représentons souvent à travers films et
photographies est d'abord le monde de ceux qui produisent ces images.
À
l'instar de la photographie, la carte est toujours une représentation. On
l'oublie parfois en raison des procédures sémiologiques mises en oeuvre.
Celles-ci jouent en partie sur l'analogie : sur les cartes, la mer est bleue,
les autoroutes ont deux voies de circulation séparées (alors qu'en respectant
l'échelle, il faudrait se contenter d'un trait fin), les aéroports sont
symbolisés par des avions. La recherche d'efficacité sur le plan de la
communication passe par un langage "naturel" qui fait parfois oublier
la distance existant entre le réel et la représentation cartographique.
Suivons Umberto Eco
(1988) dans une expérience apparemment absurde et tentons de penser avec lui
une carte totalement fidèle à la réalité. La solution, si elle existe, passe
par l'élaboration d'une carte au un unième (1/1), une carte à l'échelle de ce
qu'elle représente. Cette idée romanesque qui apparaît chez Lewis Carol (il
s'agit d'utiliser le pays lui-même comme sa propre carte), puis chez Jorge Luis
Borges avec l'élaboration d'une "carte
de l'Empire qui avait l'immensité de l'Empire et coïncidait exactement avec lui"
est reprise "scientifiquement" par Umberto Eco qui décide d'en
étudier la faisabilité. Il examine diverses possibilités. Il semble par exemple
possible de poser sur le territoire la carte qui le représente. Mais déjà les
problèmes apparaissent avec un risque de modification de l'équilibre écologique
d'un espace sur lequel les précipitations et les rayons solaires n'arriveraient
plus, avec par conséquent une carte qui ne représenterait plus fidèlement le
territoire. Des propositions voisines (carte transparente, carte suspendue) ne
règleraient qu'incomplètement le problème tout en créant d'autres. Autre
possibilité : trouver un espace aussi vaste que le territoire pour y installer
la carte. L'idée semble intéressante, mais bute sur un écueil de taille dans la
mesure où ce nouveau territoire (celui sur lequel on a posé la carte) devrait
être annexé mais ne serait pas représenté sur la carte, à moins de trouver un
autre territoire…
Ces élucubrations
apparemment fantaisistes témoignent de la vacuité pratique et conceptuelle –
une telle carte serait-elle encore une carte ? – de l'entreprise. La fonction
de la carte est de représenter et le passage de l'espace réel à un morceau de
papier ou de carton suppose une multitude d'opérations. La carte est une
réduction (perte d'informations) ; elle est centrée et donne à voir le monde
d'un point de vue ; elle met à plat (principe de la projection avec environ 350
types de projection différents) et donc déforme, privilégiant tantôt les hautes
latitudes, tantôt les zones proches de l'équateur. Toute carte est donc un
discours qui donne à voir le monde d'une façon ou d'une autre. Elle procède de
choix, en apparence exclusivement techniques et sémiologiques, en réalité
souvent politiques : utiliser pour un planisphère, une projection cylindrique
de type Mercator conduit par exemple à dilater considérablement l'espace
représentant le monde développé.
Les
représentations matérielles sont intimement liées aux représentations mentales.
L'exemple suivant, inspiré de réflexions du géographe François Durand-Dastès,
l'illustre : lorsqu'un touriste part pour un voyage en Inde, il embarque avec
lui une foule d'idées, de représentations mentales, relatives à ce pays. Parmi
celles-ci, figure en bonne place la présence de vaches sacrées dans les rues.
Une fois sur place, il partira, plus ou moins consciemment, à la recherche de
ce qu'il a en tête. D'une certaine façon, il tentera de faire coller la réalité
à ce qu'il imagine du pays. Ainsi lorsqu'il verra des vaches dans les rues (la
représentation n'est pas infondée, il y en a dans nombre de villes) notre
touriste prendra quelques clichés, des représentations matérielles, qui seront
pour lui le moyen de valider ses représentations et d'attester sa présence dans
le sous-continent. À son retour, lorsqu'il présentera ses photographies à ses
amis, il contribuera à modifier parfois, mais le plus souvent à confirmer,
leurs propres représentations.
Ce fonctionnement se
caractérise par sa clôture autour de quelques figures qui se font écho et sont
inlassablement reproduites ; il stabilise sur de longues périodes des
représentations parfois éculées. Il est organisé par un principe de
reconnaissance : il convient, dans les médias et les manuels scolaires
notamment, qu'une photo de l'Inde soit, avant toute chose et sans ambiguïté,
identifiée comme telle. C'est la condition de son efficacité. On retrouve ici
un trait dominant de la culture médiatique, une culture marchande dont
l'empathie avec le public visé est une règle fondamentale.
Augustin
Berque, dans son bel ouvrage Les raisons
du paysage (1995), montre comment la représentation que les citadins ont de
la campagne participe à sa transformation. Pour les agriculteurs, la campagne a
une valeur d'usage. Pour plagier Cézanne, ils ne la "voient" pas,
elle n'a pas de valeur paysagère. C'est l'inverse pour les citadins et ces représentations ne s'accordent pas. Le
référent culturel de la campagne des citadins n'exclut pas l'activité agricole,
mais ceux-ci la pensent de façon largement idéalisée. Cette campagne bucolique
s'apparente aux jardins anglais du XVIIIe siècle ; les paysans sont un élément
du décor. Ils humanisent avec harmonie le paysage. Cette forme paysagère sert
de référence pour les citadins et entre en conflit avec l'agriculture
contemporaine : les agriculteurs privilégient la fonctionnalité des hangars
métalliques, des toits en tôle et des vastes champs ouverts, là où les citadins
voudraient voir une architecture traditionnelle et des paysages de bocage.
Selon les régions et le poids relatif des agriculteurs et des résidents urbains
(principaux ou secondaires), les paysages ruraux français sont plus ou moins
marqués par des références que Berque appelle "arcadiennes" ou au
contraire par celles de l'agriculture moderne.
Les collectivités
territoriales intègrent ce lien entre les mondes matériel et idéel dans leurs
pratiques de communication et leurs politiques d'aménagement. Les exemples sont
nombreux. La région Nord-Pas-de-Calais a beaucoup investi dans des campagnes de
communication pour modifier une image répulsive, marquée par la mine et
l'industrie lourde ; en transformant son image, la région modifie des pratiques
spatiales qui participent de la recomposition du territoire régional.
L'objet de la géographie est l'étude du
monde matériel, pas celle des représentations relatives à celui-ci. Pourtant
nombre de géographes s'intéressent aux représentations parce que le monde
matériel est travaillé en permanence par la façon dont on le pense et parce que
les outils du géographe ne peuvent rendre compte fidèlement de ce monde
matériel. Mieux comprendre le monde contemporain, à l'école en particulier,
passe donc forcément par l'étude des images, des mots, et plus fondamentalement
des pensées qu'il inspire.
Bibliographie
AMOSSY,
R. et HERSCHBERG PIERROT, A. (1997). Stéréotypes et clichés. Paris : Nathan.
Autour
du monde : Jean Brunhes, regards d'un géographe, regards de la géographie. (Catalogue de l'exposition). (1993).
Paris : Vilo.
BAILLY,
A. (1992). Les représentations en géographie. In
BAILLY, A., FERRAS, R. et PUMAIN, D. Encyclopédie de la géographie. Paris
: Economica, p. 372-383.
BARTHES, R. (1970). Mythologies. Paris : Le Seuil, (1ère
édition, 1957).
BARTHES,
R. (1980). La chambre claire. Note sur la photographie.
Paris : Cahiers du cinéma/Gallimard/Seuil.
BERQUE,
A. (1993). Du geste à la cité : formes urbaines et lien
social au Japon. Paris : Gallimard.
BERQUE,
A. (1995). Les raisons du paysage. De la Chine antique
aux environnements de synthèse. Paris : Hazan.
BESSE,
J-M. Voir la terre. Six essais sur le paysage et
la géographie. Arles : Actes Sud / ENSP.
BOYER,
H et LOCHARD, G. (1998). La communication médiatique. Paris :
Seuil.
CLERC,
P. (2002). La culture scolaire en géographie. Le monde
dans la classe. Rennes : Presses Universitaires de Rennes.
CLERC,
P. (2002). Les villes de
la culture scolaire en géographie. Mappemonde,
n°65, p. 34-38.
DEBARBIEUX,
B. (1995). Le lieu, le
territoire et trois figures de rhétorique. L’Espace
Géographique, n°2, p. 97-112.
DEBARBIEUX,
B. (1996). Le lieu,
fragment et symbole du territoire. Espaces
et Sociétés, n°82-83, p. 13-36.
DEBRAY,
R. (1992). Vie et mort de l'image. Une histoire du
regard en occident. Paris : Gallimard.
DEBRAY, R. (1994). L'oeil
naïf. Paris : Le Seuil.
ECO,
U. (1988). De l'impossibilité d'établir une carte de
l'empire à l'échelle de 1/1. In Pastiches et postiches. Paris : 10/18, p.
89-98.
FRANCK,
R. (2000). Qu'est ce qu'un stéréotype ? In
JANNENEY, J-N. Une idée fausse est un fait vrai. Les stéréotypes nationaux en
Europe. Paris : Odile Jacob.
JOLY,
M. (1994). Introduction à l'analyse de l'image. Paris
: Nathan.
LYNCH, K. (1969). L'image de la cité. Paris : Dunod.
MENDIBIL,
D. (1997). Textes et images de l'iconographie de la
France (de 1840 à 1990) Essai d'iconologie géographique. Thèse de doctorat
en géographie. Université Paris I.
MOLES,
A. (1992) Vers une psycho-géographie. In BAILLY,
A., FERRAS, R. et PUMAIN, D. Encyclopédie de la géographie. Paris :
Économica, p. 177-205.
MOLES,
A. et ROHMER, E. (1998) Psychosociologie de l'espace. Paris : L'Harmattan.
MONNET,
J. (1993). La ville et son double. La parabole de
Mexico. Paris : Nathan.
MONNET,
J. (1994). Villes-monstres
et obsessions littéraires : Le Caire-Mexico. Revue de l'observatoire urbain du Caire contemporain. n°38,
p.25-29.
MONNET,
J. (1997). Pitié pour
les grandes villes. Cybergéo, 16,
18/02/97.
MONNET,
J. (1999). Images de l'espace à Los Angeles : éléments
de géographie cognitive et vernaculaire. (Communication présentée au
colloque "Espace(s)", Toulouse, 6 et 7 mai 1999).
MOSCOVICI,
S. (1961) La psychanalyse, son image et son public.
Paris : PUF.
NICLOT,
D. (1998) Photographies et représentations du monde
dans les manuels de géographie français de la classe de seconde publiés entre
1981 et 1996. (Communication au colloque de didactique de Tunis, novembre
1998, non publié).
ORAIN,
O. (2000). Les « post-vidaliens » et le
plain-pied du monde. Pour une histoire de la géo-graphie. In LÉVY, J. et
LUSSAULT, M. (dir.) Logiques de l'espace, esprit des lieux. Géographies à
Cerisy. Paris : Belin, p. 93-109.
ORAIN,
O. (2001). Emmanuel de Martonne, figure de l'orthodoxie
épistémologique post-vidalienne. In BAUDELLE, G., OZOUF, M-V. et ROBIC,
M-C. Géographes en pratiques (1870-1945). Rennes : Presses Universitaires de
Rennes.
PEREC,
G. (1975) Tentative d'épuisement d'un lieu parisien.
Paris : Christian Bourgois.
RACINE,
J-L. (1992) Paria :
espaces d'une vie. Mappemonde, n°4,
p.19-22.
ROBIC,
M-C. (1993) In Autour du monde : Jean Brunhes, regards
d'un géographe, regards de la géographie. (Catalogue de l'exposition).
Paris : Vilo.
ROSSET,
C. (1977). Le réel. Traité de l'idiotie. Paris :
Les Éditions de minuit.
Pascal CLERC / IUFM Aix / 2003