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Risque |
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Dans cette
étude de cas, nous avons souhaité que les élèves comprennent la complexité des
éléments en jeu dans une catastrophe et
qu’ils soient capables de saisir l’enchaînement des éléments en cause. Il nous a semblé important qu’ils perçoivent
que la protection d’une société contre les risques nécessite une très bonne
connaissance de cette complexité. De plus, cette étude doit les conduire à
manier avec justesse les notions d’aléa, de vulnérabilité, de risques et de
catastrophes.
Cinq raisons
nous ont conduit à ce choix :
§
La
vulnérabilité de la société est ici facile à faire comprendre
§
Il
y a (ici, comme ailleurs) des interventions humaines qui incontestablement
aggravent la force de l’aléa… et elles sont transfrontalières
§
La
gravité d’une catastrophe tient souvent à la conjugaison de plusieurs
aléas.C’est ici le cas.
§
Les
inondations ont aussi des effets bénéfiques. Cela conduit donc, dans ce
cas, à s’interroger sur la manière de
se protéger des méfaits de l’inondation sans pour autant se priver des apports de limons fertiles. Et ce
n’est pas simple.
§
Il
y a eu un projet français de construction d’immenses digues qui a été abandonné
parce qu’il s’appuyait sur une connaissance insuffisante de la complexité en
jeu.
Dans le
traitement de la question des risques, notre souci est d’éviter de montrer que
les sociétés humaines aggravent toujours les dangers par leurs actions sur les
milieux. Dans beaucoup de cas, les sociétés ont mis en place des aménagements
qui les protègent. L’étude de cas présentée (faute de documents) ne montre pas
les travaux réalisés par les bengladeshis pour se protéger des inondations (construction
de digues, construction d’abris surélevés en béton où les populations viennent
se réfugier en cas de cyclone, reforestation du littoral).
L’autre
inconvénient de ce choix tient au fait qu’il risque de renforcer l’image de ce
pays et de ces habitants (et de pays du « Sud » en général) :
celle d’un pays accablé par les catastrophes que des populations résignées
subiraient avec fatalisme.
§
133,5
Millions d’habitants (Images économiques du monde 2003) sur 144.000 km² soit
une densité de 927 hab /km².
§
75%
de la population est rurale.
§
Les
très fortes densités rurales sont possibles en raison de conditions naturelles
favorables : un delta où se mélangent les eaux et les limons fertiles du
Gange, du Brahmapoutre et de la Meghna. Celui-ci reçoit les apports pluvieux abondants de la mousson. Cela dit,
le Bangladesh connaît une longue période de
sécheresse avant que la mousson n’arrive.
§
Il
existe une énorme pression foncière au Bangladesh. C’est ce qui explique la
situation de tension qui existe dans les Chittagong Hills Tracts. Dans ces
collines, situées à l’est du Bangladesh vit 1 million de Chakmas, de Tripuras,
et autres populations souvent bouddhistes,
qualifiées de tribales qui vivaient d’agriculture sèche, parfois itinérante.
Ces populations sont progressivement dépossédées de leurs terres, avec l’appui
de l’armée du Bangladesh qui soutient un front de colonisation, nourri par
l’excédent de population du delta. La révolte des populations
« tribales » a provoqué une guerre civile qui s’est conclue par un
accord de paix fragile en 1997.
§
Le
Bangladesh est enfin un pays pauvre : avec un I.D.H. de 0,478, il est au
145° rang (sur 173 états répertoriés par l’ONU). Selon le rapport de
Transparency International, c’était en 2002 le pays le plus corrompu du monde.
C’est cependant une démocratie fragile. Les élections de 2001 ont porté au
pouvoir Khaleda Zia du parti nationaliste qui succède à sa rivale Sheikh Hasina,
présidente de la ligue Awami.
Documents proposés :
§
Un
extrait de la Géographie Universelle (Belin –Reclus, 1995) : Volume
Afrique du Nord, Moyen-Orient, Monde Indien
§
Deux
extraits de l’ouvrage de R. Paskoff, Côtes en danger, Masson, 1992
§
Un
extrait de l’ouvrage de D. Druesne, Cyclones à Chittagong, Albin Michel, 1992
1.
Dans
l’ensemble des textes, sélectionner
§
les
causes « naturelles » des inondations
§
les
actions humaines qui aggravent l’aléa
§
les
conséquences positives des inondations
§
les
raisons qui font qu’elles provoquent des catastrophes
2.
A
partir d’un organigramme vide distribué, placer les éléments sélectionnés dans
l’organigramme
(Si l’on dispose de plus de temps et avec une classe de bon niveau, on
peut inviter les élèves à construire l’organigramme sans leur donner le fond
préparé)
INONDATIONS AU BANGLADESH
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Les fleuves
chargés d’alluvions débordent plus facilement Beaucoup de victimes Beaucoup
d’érosion et plus de ruissellement Massacres
des forêts himalayennes Fleuves qui descendent de
l’Himalaya nourris par les eaux de fonte des neiges Cyclone tropical qui apporte de fortes
pluies L’Inde ouvre
ses barrages quand ils sont pleins qui relève le niveau de la mer et des fleuves |