Présentation du concours, 
des épreuves et des programmes


Christine dollo

Les épreuves de l'écrit

La dissertation
L'épreuve  (coefficient 6)
Une dissertation d'une durée de six heures portant sur l'un des thèmes au programme en sciences économiques et en sciences sociales.
Le programme du concours 2007
A. Sciences Sociales

1. La sociologie économique (nouveau thème)
2. Approches sociologiques de la culture

B. Sciences économiques

1. Les prélèvements obligatoires (nouveau thème)
2.
Les analyses économiques de l’entreprise

 

Les sujets
Les sujets de la dissertation dépendent bien évidemment des thèmes en vigueur au moment du concours. Mais on peut cependant en donner quelques exemples, illustrant le type de formulation que l'on peut rencontrer ....

2007 : Quelles ont été les conséquences des mutations économiques des vingt dernières années sur les travailleurs peu qualifiés dans les pays de l’OCDE ?
2006 : Tout conflit social n'est-il qu'un conflit d'intérêts ?
2005 : Peut-on appliquer les règles du commerce international à tous les biens et services ?
2004
: Qu'est ce qu'une explication sociologique ?
2003 : Doit-on et peut-on limiter les fluctuations économiques ?

2002 : Crise des banlieus et politiques urbaines (thème : ville et problèmes urbains)

2001 : Mutations démographiques et développement (thème : économie et démographie)

2000 :
Les analyses en terme de rapports sociaux de sexe vous paraissent-elles pertinentes pour rendre compte du fonctionnement et des évolutions des sociétés contemporaines ? (thème : Féminin/masculin : approches sociologiques)
1999 : En quoi l'évolution des systèmes financiers depuis le début des années 1980 a-t-alle modifié la conduite des politiques monétaires ? (le thème était : Macroéconomie et finance)

1998 : Le rôle des systèmes de protection sociale dans l'évolution de la consommation et de l'épargne des ménages (le thème était : La consommation et l’épargne des ménages)

1997 : Démocratisation de l'enseignement et processus de sélection dans le système éducatif français (le thème était : L’éducation : acteurs, institutions, valeurs)

L'épreuve sur dossier

L'épreuve (coefficient 4)
Une épreuve d'une durée de 6 heures, à partir d'un dossier documentaire comportant un intitulé de sujet, l'indication d'un niveau de classe, et divers documents.
Les attentes du jury (ce qui figure sur la première page du dossier)
Objectifs

1. Le candidat doit être capable de préparer une séquence pédagogique (cours et travaux dirigés) sur un thème du programme de [indication de la classe concernée] , à partir de ses connaissances et du dossier documentaire. Il devra montrer qu'il sait exploiter et structurer les informations contenues dans les documents;  il indiquera les documents dont il aurait aimé disposer.

2. Le candidat doit être capable de proposer une démarche pédagogique propre au niveau de la classe de [indication de la classe concernée]. Il devra montrer qu'il sait utiliser le vocabulaire économique et social et les outils d'analyse appropriés.

3. Le candidat doit être capable de construire des exercices d'évaluation à partir du thème retenu, afin d'en mesurer le degré de compréhension par les élèves.

Pour répondre à ces objectifs, le candidat devra présenter :

1. Un projet de cours (une heure) et d'une séance de travaux dirigés (une heure). Ce projet, détaillé et rédigé, précisera la logique de la démarche pédagogique adoptée en fonction d'objectifs explicites.

2. Une bibliographie complémentaire de celle qui est fournie dans le dossier documentaire, en indiquant, pour chaque référence, son utilisation possible dans le cadre du cours et de la séance de travaux dirigés.

3. Les exercices d'évaluation proposés aux élèves, accompagnés de leur corrigé respectif.

Le programme
Il s'agit de l'ensemble des programmes des lycées (seconde, première ES, terminale ES, enseignement de spécialité ...) en vigueur à la rentrée.
Voir rubrique : "
Préparation au CAPES"
Les sujets
2007 : Classe de terminale : Justice sociale et inégalités .
2006 : Classe de terminale ES, la contribution des facteurs de production à la croissance.
2005 : La mesure de la mobilité sociale en Terminale ES
2004 : Les stratégies des entreprises
2003 :
Conformité et déviance

2002 : Services publics et économie de marché.
2001 : L'opinion publique.
2000 :La mondialisation.
1999 : Le conflit social.
1998 : Insertion professionnelle et chômage des jeunes.
1997 : Les cycles économiques dans les pays capitalistes industrialisés depuis le début des années soixante-dix.
1996 : Valeurs et changement social.
1995 : Les politiques sociales depuis la crise dans les pays développés à économie de marché.
1994 : L'évolution des structures familiales en France depuis le milieu des années soixante.
1993 : Les variations des taux de change depuis 1973.
1992 : École et mobilité sociale.
1991 : Évolution démographique et économie dans les pays développés.
1990 : La crise de la productivité dans les pays développés à économie de marché : constat et explications.
1989 : Le financement de l'économie dans les années quatre-vingt.
Les épreuves de l'oral
La leçon
L'épreuve (coefficient 7)

Chaque candidat dispose d'un temps de préparation de 6 heures.

Il a à sa disposition des dictionnaires, manuels et quelques revues ainsi qu'un ficher auteurs qu'il peut utiliser pour demander les ouvrages qu'il souhaite consulter pour traiter le sujet.

La leçon est constituée d'un exposé de 45 minutes suivi d'un entretien de 15 minutes avec le jury.

Le programme
Il s'agit de l'ensemble des programmes des lycées (seconde, première ES, terminale ES, enseignement de spécialité ...) en vigueur à la rentrée.
Voir rubrique :
"Préparation au CAPES"

Les attentes du jury (Extraits du rapport du jury 2003)

Il faut d’abord attacher la plus grande importance à l’introduction qui permet au jury de s’assurer que la problématique d’ensemble du sujet a été comprise et que l’exposé en couvre tout le périmètre. Il importe donc d’indiquer clairement comment on a compris le sujet, le cadrage que l’on en a fait, la délimitation de son champ et surtout les principaux enjeux qui seront privilégiés. Dans certains cas, le libellé même du sujet suggère un angle d’attaque ; dans d’autres, la formulation laisse une plus grande marge de liberté au candidat qui doit faire des choix et les justifier. Rappelons pour mémoire que les sujets qui articulent deux concepts doivent conduire à un traitement simultané de ces concepts, soit qu’il s’agisse de les comparer dans leurs différentes dimensions, soit qu’il faille les mettre en relation.

Sur le plan de la forme, si le plan doit être annoncé, il est préférable de l’inscrire au tableau au fur et à mesure du développement pour éviter un long temps mort en début d’exposé.

En aucun cas le respect de la contrainte de temps ne doit venir obérer la qualité intrinsèque du contenu de l’exposé.

Les candidats doivent évidemment faire un effort de réflexion personnelle et éviter de reproduire un « prêt à penser » trouvé dans des manuels que le jury risque d’ailleurs de (re)connaître.

Le jury ne peut que conseiller aux candidats de travailler sur un bon manuel universitaire bien actualisé et qui permette de s’initier à la rigueur des raisonnements économiques sans pour autant s’encombrer d’une formalisation mathématique trop sophistiquée.
On peut se référer parmi bien d’autres aux ouvrages suivants :
- Gregory. N. Mankiw, Macroéconomie, De Boeck, 2003 ;
- Olivier Blanchard, Daniel Cohen, Macroéconomie, Village mondial, 2001 ;
- Paul Samuelson, William. D. Nordhaus, Economie, Economica, 2000

Les questions posées par le jury lors de l’entretien sont volontairement variées de manière à évaluer les candidats sur différents registres. Elles sont de difficultés graduées de manière à étalonner les prestations. Elles tiennent compte à la fois de la difficulté du sujet sur lequel le candidat a exposé et du niveau de sa prestation. À un candidat ayant tiré un sujet jugé facile, le jury posera des questions plus pointues qu’à celui qui a dû exposer sur un sujet moins rebattu. Le jury ne s’attend pas à ce que le candidat réponde à toutes les questions. Il teste à la fois les connaissances mais aussi la capacité à réagir ou à argumenter de manière cohérente. Mieux vaut avouer une ignorance plutôt que d’essayer de « bluffer » le jury en esquivant par un procédé rhétorique facile une question à laquelle on ne sait pas répondre. L’honnêteté intellectuelle, en l’occurrence, n’est pas la moindre des qualités que l’on est en droit d’attendre d’un futur agrégé.

Les sujets

Mathématiques et statistiques appliquées aux sciences économiques et sociales
L'épreuve (coefficient 3)

- Chaque candidat dispose d’un temps de préparation de deux heures et d’un temps de passage de quarante-cinq minutes pour étudier et exposer un sujet comportant deux exercices, l’un de mathématiques, l’autre de probabilités ou statistiques. Ces deux exercices, de longueurs diverses, sont obligatoires et le candidat peut les traiter dans l’ordre de son choix. Le jury n’attend pas nécessairement du candidat qu’il ait le temps de tout préparer.

- Dans une perspective de plus grande équité, chaque sujet est proposé à trois candidats successifs. Cette procédure permet une meilleure évaluation des prestations de chacun.

- Le jury peut, à tout moment, aider le candidat, qui doit faire preuve d’autonomie, de réflexion, de connaissances et de capacité de réaction : l’agrégation est un concours de recrutement de professeurs pour qui il est indispensable d’exposer clairement, de réfléchir et de répondre à toute demande de précision.

Extraits du rapport du jury 2004
Les attentes du jury

Comme l’indique l’introduction du programme officiel, le premier objectif des candidats doit être la maîtrise des outils de base utiles dans l’enseignement secondaire. Le minimum que l’on puisse attendre d’un professeur est de posséder le niveau mathématique des élèves auxquels il enseigne. Le jury a constaté cette année encore des problèmes en calcul algébrique élémentaire.

Dans un premier temps, la préparation consistera donc à étudier, à l’aide de manuels scolaires, les programmes de Première et de Terminale ES, la géométrie exceptée. En particulier, il est indispensable de savoir esquisser la représentation graphique d’une fonction et, pour cela, de maîtriser la notion de dérivation et d’être capable de résoudre des problèmes de limites, liés aux « formes indéterminées ».

Dans un second temps, la préparation consistera à étudier avec précision le programme officiel du concours.

D’autre part, le jury ne demande aucune connaissance de type encyclopédique : une bonne compréhension des techniques mathématiques utilisées suffit ; l’épreuve du concours n’est pas une épreuve de micro-économie, c’est une épreuve de mathématiques ! A titre d’exemple, il ne s’agit pas de réciter la formule : »Le profit est maximum lorsque le prix du marché est égal au coût marginal », mais de savoir la reconnaître et la justifier dans le contexte de l’exercice proposé.

Extraits du rapport du jury 2004

Le programme

Une bibliographie indicative

Les sujets